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Enseignement privé au Maroc: le nombre d’établissements scolaires a doublé en 10 ans
La part de l’enseignement privé représentait 36% des établissements au titre de l’année 2019-2020, selon Conseil de la concurrence. Une croissance particulièrement perceptible pour le cycle secondaire collégial.
Les établissements scolaires d’enseignement privé ont connu une augmentation significative entre 2010 et 2020. C’est l’une des révélations phares du Conseil de la concurrence dans son récent avis sur la privatisation de l’enseignement au Maroc durant cette décennie. Leur évolution a été même plus importante que celle des établissements publics. «La part de l’enseignement privé, dans l’ensemble des établissements, a augmenté de 11 points durant la période 2010-2020, pour représenter 36% des établissements au titre de l’année 2019-2020», indique-t-il.
Concrètement, en dix ans, le Royaume a enregistré 3.061 nouvelles écoles privées, contre 1.500 nouveaux établissements scolaires publics. Une croissance particulièrement perceptible pour le cycle secondaire collégial, dont le nombre est passé de 74 en 2010-2011 à 1.817 en 2019-2020, soit 46% de la totalité des établissements publics et privés durant cette période. Toutefois, en dépit de cette hausse significative, «le nombre d’élèves scolarisés dans les établissements de l’enseignement privé n’a pas dépassé une proportion de 15% de l’ensemble des apprenants assujettis au système national», précise le Conseil.
L’autre révélation de taille, est que l’accès à l’enseignement scolaire privé est «quasiment limité aux enfants émanant des classes moyennes et aisées» et reste concentré dans les régions où le taux de pauvreté est le plus bas. Une situation qui illustre «une forme d’incompatibilité avec le principe d’égalité des chances et d’équité pour tous les enfants de jouir de leur droit constitutionnel à l’éducation», souligne l’institution, tout en expliquant que cela reflète le modèle des promoteurs privés qui repose sur la création d’établissements «à but lucratif, ce qui rend la demande envers ce type d’enseignement liée au pouvoir d’achat des ménages». Un modèle économique payant puisque le secteur générait plus de 19 milliards de dirhams de chiffre d’affaires (hors système étranger) en 2018 et représentait une contribution fiscale de plus d’un milliard de dirhams.
Hausse des inscriptions
Outre cette augmentation des écoles privées, le rapport fait également état d’une hausse du nombre d’élèves qui y sont scolarisés. Dans la région de Casablanca-Settat, le nombre d’élèves est passé de 226.000 en 2010-2011 à près de 356.000 en 2019-2020, tandis que celle de Rabat-Salé-Kénitra est passée de 109.000 à 185.000. L’augmentation la plus significative a été notée dans les régions Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan, où les effectifs ont presque doublé, passant de 56.000 à 105.000 et de 46.000 à 88.000.
Toutefois, ces établissements privés comptent moins d’élèves que ceux du public, bien qu’ils soient plus nombreux dans les zones marquées par un faible taux de pauvreté. En se basant sur des données du ministère de l’Éducation nationale, l’institution dirigée par Ahmed Rahlou révèle que les établissements privés ne dépassaient pas les 25% dans la région Casablanca-Settat durant l’année scolaire 2018-2019, représentaient moins de 19% à Rabat-Salé-Kénitra et 13% pour celle de Fès-Meknès.
Ces trois régions concentraient 60,28% des établissements scolaires privés au niveau national durant l’année 2018-2019, avec la prédominance du cycle primaire, qui représentait 40,50% de l’ensemble des établissements.
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