« Histoires Parallèles » d’Asghar Farhadi : un vertige entre fiction et réalité porté par un casting prestigieux
Le cinéaste iranien Asghar Farhadi, figure incontournable du cinéma mondial, revient avec « Histoires Parallèles », un drame psychologique sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2026. Fidèle à ses thèmes de prédilection, le réalisateur poursuit son exploration des dilemmes moraux, des silences familiaux et des frontières parfois floues entre le vrai et le faux.
Récompensé à deux reprises par l’Oscar du meilleur film international pour Une Séparation (2012) et Le Client (2017), Farhadi confirme ici sa place parmi les grands auteurs contemporains. Son cinéma, influencé par une tradition européenne exigeante et des références majeures du septième art, s’attache à disséquer les émotions humaines avec une précision presque chirurgicale.
Un casting cinq étoiles pour une œuvre ambitieuse
Pour porter ce projet, le réalisateur réunit une distribution prestigieuse du cinéma francophone. Isabelle Huppert incarne Sylvie, romancière en quête de sens et d’inspiration. Elle partage l’écran avec Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney et Adam Bessa, formant un ensemble d’acteurs reconnus pour la finesse de leur jeu.
La présence de ces figures majeures sur la Croisette à Cannes confère au film une dimension événementielle. Chaque interprète contribue à renforcer la densité émotionnelle d’un récit où les identités se brouillent et les perceptions s’entrecroisent.
Une intrigue où le réel et la fiction s’entremêlent
L’histoire débute à Paris, dans l’intimité d’un appartement où Sylvie observe ses voisins, figures silencieuses devenues matière à inspiration. Ce point de départ, en apparence banal, évolue rapidement vers un dispositif narratif complexe.
L’arrivée d’Adam, jeune assistant mystérieux, agit comme un élément déclencheur. Peu à peu, les récits imaginés par la romancière semblent s’infiltrer dans la réalité, brouillant les repères du spectateur. Le film joue ainsi sur une tension permanente entre création artistique et vécu quotidien.
Dans une mise en scène subtile, Farhadi superpose les niveaux de narration sans jamais les hiérarchiser clairement. Le spectateur est plongé dans une expérience où la frontière entre fiction et réalité devient mouvante, presque insaisissable.
Le son comme outil de mise en abyme
L’un des aspects les plus originaux du film réside dans son traitement du son. Les voisins observés par Sylvie sont des bruiteurs, un choix symbolique fort qui rappelle que le cinéma repose aussi sur une construction artificielle du réel.
Cette dimension sonore devient un véritable langage narratif, renforçant l’idée que ce que nous percevons comme authentique est souvent le résultat d’une fabrication minutieuse. Les silences, eux aussi, jouent un rôle essentiel, chargés de tension et d’ambiguïté.
Un film sur la création et ses illusions
Avec « Histoires Parallèles », Asghar Farhadi interroge autant le processus créatif que la perception du réel. Le film explore la manière dont une œuvre peut influencer son propre environnement, jusqu’à en altérer la lecture.
Présenté comme l’un des événements majeurs du Festival de Cannes 2026, ce drame confirme l’ambition du réalisateur : faire du cinéma un espace de réflexion sur la vérité, l’imagination et les limites de la narration.
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