Alep sous tension : 155 000 civils fuient les combats entre Damas et les forces kurdes
Les violences qui opposent l’armée syrienne aux forces kurdes dans la ville d’Alep ont provoqué un déplacement massif de population. Selon les autorités locales, environ 155 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile depuis le début des combats cette semaine, dans l’un des épisodes les plus sanglants que la métropole du nord syrien ait connus depuis plusieurs mois.
Les habitants déplacés proviennent majoritairement des quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, zones à majorité kurde durement touchées par les affrontements. Beaucoup ont trouvé refuge dans d’autres secteurs de la ville ou dans des localités voisines de la province d’Alep. Lors d’une conférence de presse, le gouverneur de la ville a confirmé l’ampleur de cette crise humanitaire, évoquant une situation « extrêmement préoccupante » pour les civils.
Sur le terrain, les versions divergent. L’armée syrienne a annoncé avoir mis fin à son opération militaire dans ces quartiers, affirmant un arrêt des combats à Cheikh Maqsoud et le transfert prochain des combattants kurdes vers des zones sous contrôle kurde dans le nord-est du pays. Une déclaration aussitôt contestée par les forces kurdes, qui affirment que les affrontements se poursuivent et dénoncent des annonces « sans fondement ».
Les combats ont déjà coûté la vie à au moins 21 civils, selon des bilans provisoires. Des tirs étaient encore audibles dans certaines zones de la ville, tandis que des unités de l’armée tentaient d’évacuer des habitants bloqués dans leurs maisons. Des scènes de fuite ont été observées ces derniers jours, avec des familles quittant les quartiers sous la pluie, chargées de quelques affaires, via des couloirs humanitaires mis en place par les autorités.
Pour de nombreux habitants, l’urgence est avant tout familiale. Des parents cherchent à rejoindre leurs enfants restés coincés dans les zones de combat, d’autres reviennent prudemment vérifier l’état de leur logement après plusieurs jours d’exil forcé. La peur et l’incertitude dominent, alors que l’accès aux quartiers reste fortement contrôlé.
Cette nouvelle flambée de violence intervient dans un contexte politique fragile. Depuis des mois, Damas et l’administration autonome kurde peinent à appliquer un accord censé intégrer les institutions kurdes et les Forces démocratiques syriennes (FDS) au sein du nouvel État syrien. Les affrontements actuels sont perçus comme un grave revers pour ce processus.
Sur le plan international, les États-Unis ont appelé à une désescalade rapide. Washington affirme travailler avec ses partenaires régionaux pour garantir un retrait pacifique des forces kurdes d’Alep et assurer la protection des civils. Les FDS, soutenues par les États-Unis et connues pour leur rôle clé dans la lutte contre l’organisation État islamique, restent au cœur des équilibres sécuritaires du pays.
Depuis la chute de l’ancien régime, les nouvelles autorités syriennes ont promis de protéger les minorités. Toutefois, les violences récurrentes contre différentes communautés ont ravivé les inquiétudes quant à la stabilité du pays et à la capacité du pouvoir central à préserver la cohésion nationale.
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