Alerte rougeole au nord du Maroc : en première ligne face à l’urgence sanitaire
Alors que la rougeole avait presque disparu du paysage sanitaire marocain, son retour brutal dans la province de Larache met en lumière les fragilités du système de santé dans les régions les plus vulnérables du pays. En quelques semaines, la situation s’est dégradée à une vitesse préoccupante, forçant le ministère de la Santé à intervenir en urgence.
Larache, chef-lieu d’une province au tissu rural dense, est devenue l’épicentre d’une flambée de rougeole particulièrement virulente. Face à la montée rapide des cas, notamment chez les enfants non vaccinés, une commission centrale a été dépêchée pour évaluer l’état des lieux, déployer des moyens logistiques et tenter de freiner la propagation de l’épidémie.
Les premières constations dressées par les équipes sur place font état d’un double défi : un système de soins déjà saturé et une pénurie inquiétante en vitamine A, complément indispensable dans le traitement de la rougeole. Les centres de santé, déjà mis à rude épreuve, peinent à faire face à la demande, tandis que les médecins tentent de juguler la crise par des actions ciblées : confinement localisé, suivi rigoureux des malades et sensibilisation des familles.
Une crise qui dépasse Larache
La situation actuelle ravive le souvenir de l’épisode récent à Tanger, où une vague de contamination avait alarmé les professionnels de santé. Plus au sud, à Chefchaouen, la rougeole a également laissé des traces douloureuses. Dans la commune de Tamrout, une fillette a perdu la vie, mettant en évidence le coût humain des défaillances en matière d’accès aux soins, surtout dans les zones enclavées.
Devant l’ampleur de la crise, la classe politique commence à réagir. Un groupe parlementaire a interpellé les autorités sanitaires sur la lenteur de la réponse, exigeant transparence et mesures concrètes pour enrayer l’épidémie : relance des campagnes de vaccination, répartition équitable des médicaments essentiels et mobilisation de personnel médical, en particulier dans les provinces les plus touchées.
Un signal d’alerte pour la santé publique
Le retour de la rougeole dans plusieurs provinces du nord interpelle sur la baisse de la couverture vaccinale, accentuée par des années de négligence ou de désinformation. L’épidémie actuelle agit comme un révélateur : sans politique proactive de prévention, le pays pourrait voir resurgir d’autres maladies pourtant évitables.
Alors que les vacances d’été commencent et que la mobilité des populations augmente, les autorités sanitaires sont appelées à une vigilance extrême pour éviter que l’épidémie ne s’étende à d’autres régions du Royaume.
Au-delà des chiffres, la résurgence de la rougeole au Maroc est un signal fort : celui d’un système de santé qui doit se réinventer, s’armer et se rapprocher des citoyens, en particulier des plus démunis. Car derrière chaque cas, c’est un enfant, une famille, une communauté qui est en danger.
-
13:04
-
13:03
-
12:45
-
12:44
-
12:41
-
12:30
-
12:19
-
12:15
-
12:00
-
11:52
-
11:44
-
11:37
-
11:30
-
11:30
-
11:28
-
11:02
-
10:57
-
10:56
-
10:48
-
10:44
-
10:29
-
10:09
-
10:04
-
09:48
-
09:44
-
09:30
-
09:26
-
09:22
-
09:17
-
09:00
-
08:52
-
08:44
-
08:44
-
08:41
-
08:40
-
23:00
-
22:28
-
22:00
-
21:33
-
21:00
-
20:33
-
20:00
-
19:32
-
19:00
-
18:49
-
18:30
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:54
-
15:47
-
15:39
-
15:34
-
15:30
-
15:22
-
15:15
-
15:04
-
14:44
-
14:30
-
14:13
-
14:00
-
13:47
-
13:44
-
13:30
-
13:22