Arménie : le parti de Nikol Pachinian conserve sa majorité malgré les contestations de l’opposition
Le paysage politique arménien s’inscrit dans la continuité. À l’issue des élections législatives du 7 juin, le parti au pouvoir, Contrat civil, a obtenu une majorité suffisante pour former seul le prochain gouvernement, confirmant l’ancrage de son chef de file, le Premier ministre Nikol Pachinian, à la tête de l’Exécutif.
Les résultats définitifs, validés par la Commission électorale centrale (CEC), attribuent à la formation au pouvoir 49,7 % des suffrages exprimés. Cette performance se traduit par l’obtention de 64 sièges sur les 105 que compte le Parlement arménien, dont trois sont réservés aux représentants des minorités ethniques.
Cette nouvelle majorité offre au parti de Nikol Pachinian les moyens de gouverner sans coalition pour les cinq prochaines années, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et ses opposants.
Une opposition fragmentée mais mobilisée
Derrière Contrat civil, le bloc Arménie forte, dirigé par l’homme d’affaires Samvel Karapetyan, s’impose comme la principale force d’opposition avec 23,2 % des voix. Cette formation disposera de 29 sièges au Parlement, dont un réservé à une minorité ethnique.
L’Alliance Arménie, conduite par l’ancien président Robert Kocharyan, arrive en troisième position avec 9,9 % des suffrages et obtient 12 sièges.
En revanche, le parti Arménie prospère, dirigé par l’homme d’affaires Gagik Tsarukyan, ne franchit pas le seuil électoral de 4 % nécessaire pour accéder à la représentation parlementaire. Avec 3,9 % des voix, il reste exclu de la future assemblée.
Selon les chiffres officiels, près de 1,47 million d’électeurs ont participé au scrutin, soit un taux de participation de 58,9 %.
Des résultats contestés par plusieurs partis
La confirmation des résultats n’a toutefois pas mis fin aux critiques de l’opposition. Dans une déclaration commune, six partis ont remis en cause la légitimité du scrutin, dénonçant des irrégularités qu’ils jugent suffisamment importantes pour avoir influencé l’expression du vote.
Les formations signataires évoquent des « violations systématiques et coordonnées » et estiment que les résultats validés par la Commission électorale centrale ne peuvent constituer le fondement d’un pouvoir légitime.
Plusieurs rassemblements ont été organisés devant le siège de l’institution électorale à Erevan au moment de l’annonce des résultats définitifs, illustrant la persistance des tensions politiques dans le pays.
Des inquiétudes sur le déroulement du scrutin
Tout au long de la campagne électorale, des accusations d’ingérence des autorités dans le processus de vote ont alimenté le débat public.
Des observateurs internationaux ont signalé des pressions exercées durant la campagne, tandis que des missions d’observation russes ont fait état de diverses irrégularités lors du scrutin.
Malgré ces contestations, la validation officielle des résultats ouvre désormais la voie à la formation d’un nouveau gouvernement sous la direction de Contrat civil. Fort de sa majorité parlementaire, le parti de Nikol Pachinian conserve ainsi le contrôle de l’Exécutif et dispose d’une marge de manœuvre importante pour conduire son programme politique au cours des cinq prochaines années.
-
21:30
-
21:00
-
20:41
-
20:30
-
20:02
-
19:41
-
19:30
-
19:18
-
19:14
-
19:11
-
19:04
-
19:02
-
18:47
-
18:30
-
18:30
-
18:21
-
18:17
-
18:07
-
17:59
-
17:51
-
17:44
-
17:42
-
17:38
-
17:33
-
17:31
-
17:03
-
16:40
-
16:31
-
16:06
-
16:05
-
16:00
-
15:53
-
15:50
-
15:49
-
15:45
-
15:45
-
15:39
-
15:36
-
15:31
-
15:29
-
15:23
-
15:21
-
15:15
-
15:03
-
15:00
-
14:40
-
14:33
-
14:32
-
14:00
-
13:42
-
13:33
-
13:17
-
13:10
-
13:03
-
12:31
-
12:06
-
11:45
-
11:31
-
11:11
-
11:00
-
10:58
-
10:58
-
10:45
-
10:40
-
10:33
-
10:10
-
10:00
-
09:45
-
09:30
-
09:22
-
09:15
-
09:00
-
08:40
-
08:38
-
08:33
-
08:29
-
08:22
-
08:06
-
08:05
-
08:03
-
07:53
-
07:44
-
07:41
-
07:31
-
07:10
-
06:59
-
06:57
-
06:51
-
06:45
-
23:41
-
23:31
-
23:00
-
22:41
-
22:30
-
22:00
-
21:44