Asie sous les eaux : plus de 1.000 morts et des villages dévastés du Sri Lanka à l’Indonésie
Une série d’épisodes climatiques violents frappe l’Asie depuis plusieurs jours, provoquant des inondations et des glissements de terrain d’une ampleur exceptionnelle. Sri Lanka, Indonésie, Thaïlande et Malaisie comptabilisent déjà plus de 1.000 morts, tandis que plusieurs centaines de personnes restent portées disparues. Les autorités, dépassées par l’ampleur des dégâts, mobilisent hélicoptères, navires et troupes pour tenter de secourir les sinistrés.
Au Sri Lanka comme en Indonésie, les secouristes travaillent sans relâche pour dégager les routes, atteindre les villages isolés et porter assistance aux familles bloquées. Sur la grande île de Sumatra, en Indonésie, le dernier bilan fait état de 502 morts et plus de 500 disparus, après des pluies torrentielles liées à une tempête d’une intensité rare. De nombreux habitants affluent vers les centres d’accueil où les conditions sont précaires, sans eau ni électricité. « Je n’ai plus que les vêtements que je porte », témoigne Misbahul Munir, un habitant du nord de l’île, submergé par les eaux en quelques minutes.
Arrivé sur place, le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé l’envoi d’une aide d’urgence. Avions, hélicoptères et navires militaires ont été déployés pour atteindre les zones coupées du monde par la boue et les débris. Cette catastrophe est déjà la plus meurtrière dans le pays depuis le tsunami de 2018 aux Célèbes.
Au Sri Lanka, frappé par le cyclone Ditwah, la situation est tout aussi dramatique. L’État d’urgence a été décrété après la mort d’au moins 334 personnes. Les opérations de secours mobilisent l’armée de l’air, même si un hélicoptère s’est écrasé près de Colombo. « Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller », confie Selvi, une habitante de la capitale, rappelant l’ampleur des dégâts, inégalée depuis le tsunami de 2004.
En Thaïlande, la colère monte face à une gestion jugée insuffisante. Le sud du pays déplore au moins 176 morts, tandis que deux responsables locaux ont été suspendus pour négligence présumée. La Malaisie est également touchée : dans l’État de Perlis, les pluies torrentielles ont fait deux victimes et inondé de vastes zones agricoles.
Ces catastrophes surviennent en pleine saison de mousson, période déjà propice aux fortes pluies. Le changement climatique, selon les experts, amplifie toutefois la violence et la fréquence des tempêtes, entraînant des crues plus soudaines, des vents plus puissants et des risques accrus pour les populations.
Face à cette série noire, plusieurs gouvernements sont appelés à renforcer leurs systèmes d’alerte, à anticiper les phénomènes extrêmes et à accélérer les stratégies de résilience climatique pour éviter que ces drames ne se répètent.
-
19:00
-
18:45
-
18:31
-
18:12
-
18:00
-
17:45
-
17:31
-
17:08
-
16:45
-
16:38
-
16:32
-
16:31
-
16:10
-
16:09
-
15:42
-
15:37
-
15:31
-
15:08
-
15:03
-
15:02
-
15:00
-
14:51
-
14:41
-
14:32
-
14:31
-
14:12
-
14:05
-
14:00
-
13:43
-
13:41
-
13:35
-
13:30
-
13:16
-
13:03
-
12:44
-
12:31
-
12:03
-
11:45
-
11:40
-
11:31
-
11:17
-
11:09
-
11:05
-
10:45
-
10:31
-
10:27
-
10:17
-
10:01
-
09:59
-
09:45
-
09:30
-
09:10
-
09:00
-
08:44
-
08:31
-
08:11
-
08:00
-
07:47
-
07:36
-
07:16
-
07:11
-
07:05
-
23:09
-
22:44
-
22:31
-
21:45
-
21:31
-
21:09
-
20:44
-
20:30
-
20:00
-
19:44
-
19:31