Balaoui : les parquets face aux violences faites aux femmes et à la protection de l’enfance
Le ministère public dresse un bilan marqué par l’ampleur des violences signalées à l’encontre des femmes, mais aussi par des avancées notables en matière de protection de l’enfance et de lutte contre l’abandon scolaire. Présentant les résultats de l’action des parquets pour l’année 2025, le procureur général du Roi et président du ministère public, Hicham Balaoui, a livré des chiffres révélateurs des défis sociaux et judiciaires auxquels le pays est confronté.
Selon les données communiquées, plus de 79.000 plaintes liées aux violences faites aux femmes ont été traitées par les parquets à travers le Royaume. Ces signalements ont conduit à l’ouverture de près de 25.000 dossiers judiciaires et à des poursuites engagées contre environ 25.885 personnes. Ces chiffres traduisent, selon les responsables judiciaires, à la fois une persistance du phénomène et une plus grande propension des victimes à recourir à la justice.
La lutte contre des formes plus graves d’atteintes aux droits humains figure également parmi les priorités du ministère public. À ce titre, 105 affaires de traite des êtres humains ont été recensées en 2025. Les parquets, a assuré Hicham Balaoui, ont pris l’ensemble des mesures légales nécessaires afin de garantir la protection des victimes et la poursuite des auteurs présumés.
Sur le volet de la protection de l’enfance, le bilan met en lumière les efforts consentis pour garantir le droit à l’éducation. Grâce à la mise en œuvre des mécanismes prévus par la Convention de lutte contre l’abandon scolaire, plus de 78.000 élèves ayant quitté prématurément les bancs de l’école ont pu être réintégrés au cours de l’année scolaire 2024-2025. Parmi eux, les filles représentent près de 39 %, illustrant une attention particulière portée à la scolarisation des jeunes filles.
La question du mariage des mineurs demeure, elle aussi, au cœur de l’action des parquets. En 2025, le ministère public a émis 12.174 réquisitions en faveur du refus d’autorisation de mariage pour des mineurs, soit 84 % de l’ensemble des demandes examinées. Ce taux est en nette progression par rapport à l’année précédente, où il s’établissait à 72 %, traduisant un durcissement de l’approche judiciaire et un renforcement de la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant.
À travers ce bilan, le ministère public met en avant une orientation clairement affichée en faveur des catégories vulnérables, combinant action judiciaire, prévention et coordination avec les autres acteurs institutionnels. Un chantier de longue haleine, au regard de l’ampleur des enjeux sociaux révélés par ces chiffres.
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