Bank Al-Maghrib : une majorité d'industriels évoque un climat des affaires normal malgré des défis persistants
L'industrie marocaine a conservé un niveau de confiance relativement stable au cours du deuxième trimestre 2026, même si plusieurs indicateurs témoignent d'une activité contrastée selon les secteurs. Les résultats de la dernière enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib mettent en évidence un environnement économique jugé globalement satisfaisant par une large majorité des industriels, tout en soulignant des disparités concernant les coûts de production, l'emploi et les conditions d'approvisionnement.
Un climat des affaires majoritairement stable
Au deuxième trimestre 2026, près de trois industriels sur quatre estiment que le climat des affaires est resté dans une situation normale. Cette appréciation reflète une certaine résilience du tissu industriel marocain malgré un contexte économique encore marqué par les pressions sur les coûts et les incertitudes internationales.
Les perceptions varient toutefois selon les branches d'activité. Les entreprises de la chimie et de la parachimie affichent le niveau de confiance le plus élevé, tandis que les secteurs du textile et cuir ainsi que de l'agroalimentaire présentent une vision plus prudente de la conjoncture. De son côté, la mécanique et métallurgie se distingue par une proportion notable d'entreprises jugeant même le climat des affaires favorable.
Des approvisionnements globalement maîtrisés
Les chaînes d'approvisionnement continuent de fonctionner dans des conditions jugées satisfaisantes par une majorité d'entreprises. Cette stabilité concerne particulièrement les secteurs du textile et cuir, de la mécanique et métallurgie ainsi que de la chimie et parachimie.
L'agroalimentaire apparaît en revanche plus exposé aux difficultés logistiques et d'approvisionnement, avec une proportion plus importante d'entreprises signalant des contraintes dans l'accès aux intrants.
L'emploi reste stable, mais les perspectives se dégradent
Sur le front de l'emploi, la plupart des industriels indiquent avoir maintenu leurs effectifs au cours du deuxième trimestre. Cette stabilité concerne principalement les branches agroalimentaire ainsi que la mécanique et métallurgie.
En revanche, certaines entreprises des secteurs du textile et cuir et de la chimie et parachimie font état d'une diminution de leurs effectifs. Les perspectives pour le troisième trimestre demeurent prudentes, plusieurs industriels anticipant une baisse des recrutements, notamment dans ces deux branches. À l'inverse, la mécanique et métallurgie prévoit une amélioration de l'emploi, tandis que l'agroalimentaire table sur une stabilité.
Des coûts de production toujours sous pression
La maîtrise des coûts demeure un enjeu majeur pour l'industrie. Si près de la moitié des entreprises déclarent une stabilité de leurs coûts unitaires de production, plus d'un tiers évoque une hausse.
Les tensions apparaissent particulièrement marquées dans l'agroalimentaire, où une majorité d'entreprises constate une augmentation des coûts, ainsi que dans le textile et cuir. À l'opposé, la mécanique et métallurgie bénéficie d'une évolution plus favorable, avec une part importante d'industriels signalant une stabilité, voire une baisse des coûts.
Une trésorerie jugée globalement saine
La situation financière des entreprises industrielles reste relativement solide. Une très large majorité des industriels considère que leur trésorerie demeure dans une situation normale.
Les secteurs de la mécanique et métallurgie, du textile et cuir ainsi que de la chimie et parachimie affichent les niveaux de satisfaction les plus élevés. L'agroalimentaire présente une situation plus contrastée, avec davantage d'entreprises confrontées à des tensions de trésorerie.
Une industrie entre résilience et vigilance
Les résultats de cette enquête traduisent une industrie marocaine qui conserve une certaine stabilité malgré un environnement économique exigeant. Si les entreprises continuent de faire preuve de résilience, les perspectives sur l'emploi et la pression persistante des coûts invitent à la prudence pour les prochains mois. Les évolutions sectorielles montrent néanmoins que certains segments, notamment la mécanique et métallurgie, pourraient jouer un rôle moteur dans la dynamique industrielle au second semestre 2026.
-
15:30
-
15:28
-
15:25
-
15:15
-
15:04
-
15:00
-
14:54
-
14:44
-
14:44
-
14:31
-
14:22
-
14:15
-
14:00
-
13:58
-
13:44
-
13:31
-
13:15
-
13:00
-
12:55
-
12:45
-
12:30
-
12:15
-
12:02
-
11:32
-
11:31
-
11:28
-
11:24
-
11:22
-
11:17
-
11:15
-
11:12
-
11:09
-
10:56
-
10:46
-
10:31
-
10:29
-
10:28
-
10:15
-
10:14
-
10:06
-
10:03
-
09:44
-
09:31
-
09:15
-
09:00
-
08:54
-
08:44
-
08:30
-
08:27
-
08:15
-
08:11
-
08:00
-
08:00
-
07:45
-
07:30
-
07:15
-
07:00
-
06:56
-
06:55
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:30
-
16:15
-
16:00
-
15:45