Banques marocaines : Les dépôts atteignent près de 1 449 milliards de dirhams
Les dépôts bancaires poursuivent leur progression au Maroc. À fin septembre 2026, leur encours global s’est établi à 1 448,7 milliards de dirhams, enregistrant une hausse annuelle de 10,3 %. Cette évolution traduit une augmentation des ressources collectées par les établissements bancaires, avec une contribution importante des ménages et une dynamique particulièrement soutenue du côté des entreprises privées.
Les ménages demeurent les principaux détenteurs de ces dépôts, avec un encours de 1 049,4 milliards de dirhams, en progression de 9,4 % sur un an. Ce montant comprend notamment 239,8 milliards de dirhams détenus par les Marocains résidant à l’étranger (MRE), dont les avoirs représentent une composante importante de l’épargne déposée auprès des banques.
Les entreprises privées affichent une progression plus soutenue
Les dépôts des entreprises non financières privées atteignent, pour leur part, 264,4 milliards de dirhams à fin septembre 2026. Leur croissance annuelle s’élève à 13,2 %, dépassant ainsi le rythme enregistré par les dépôts des ménages.
Cette évolution témoigne d'une progression des ressources financières conservées par les entreprises auprès du système bancaire. Elle contribue également à renforcer le volume global des dépôts collectés par les établissements de crédit.
Des rendements contrastés pour les placements
Du côté de la rémunération de l’épargne, les évolutions diffèrent selon les produits. Le taux moyen des dépôts à terme à six mois s’est établi à 2,21 %, en hausse de six points de base.
À l’inverse, celui des dépôts à douze mois a reculé à 2,56 %, soit une baisse de neuf points de base. Les placements à échéances différentes suivent ainsi des trajectoires distinctes en matière de rémunération.
Le taux minimum de rémunération des comptes sur carnet s’est, quant à lui, fixé à 1,82 % pour le second semestre 2026, enregistrant une progression de 21 points de base.
Des ressources supplémentaires pour le système bancaire
L’augmentation des dépôts renforce les ressources mobilisées par les banques et élargit leur base de financement. Leur transformation en crédits dépend néanmoins de plusieurs facteurs, notamment la demande de financement, les conditions d’octroi et l’évaluation des risques liés aux projets.
La progression des dépôts constitue ainsi un indicateur important de l’évolution de l’épargne et des ressources bancaires. Elle ne se traduit toutefois pas automatiquement par une hausse équivalente des financements accordés à l’économie.
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