Barrages au Maroc : les réserves d’eau doublent en un an et redonnent espoir
Le redressement des réserves hydriques se confirme au Maroc, marquant un tournant encourageant après plusieurs années de stress hydrique. Au 10 avril 2026, le volume global stocké dans les barrages du Royaume atteint 12,894 milliards de m³, contre 6,423 milliards de m³ à la même période en 2025. Cette progression spectaculaire de 101 % en un an témoigne de l’impact direct des précipitations abondantes enregistrées ces dernières semaines.
Cette dynamique s’est également illustrée sur une très courte période. Entre le 9 et le 10 avril, plusieurs barrages ont enregistré des apports significatifs, contribuant à améliorer sensiblement leurs niveaux de remplissage. Dans la province de Taounate, le barrage Idriss Ier se distingue avec un apport de 3,8 millions de m³, portant son taux de remplissage à 93,4 %. Le barrage Al Wahda, situé dans la même région, a quant à lui reçu près de 3,3 millions de m³, atteignant un taux de 86,4 %.
Dans le centre du pays, le barrage Bin El Ouidane, dans la province d’Azilal, affiche également des performances remarquables. Avec des apports de 2,9 millions de m³, son taux de remplissage atteint 94,6 %, figurant parmi les plus élevés actuellement observés.
Toutefois, cette embellie reste contrastée. Certains grands barrages continuent de faire face à une situation plus tendue. C’est le cas du barrage Al Massira, dans la province de Settat, qui, malgré un apport supplémentaire de 2,8 millions de m³, ne dépasse pas un taux de remplissage de 36,3 %.
À l’échelle des bassins hydrauliques, les disparités demeurent marquées. Le bassin du Loukkos affiche un taux élevé de 92,1 %, tandis que ceux du Sebou (86,6 %) et du Bouregreg (92,4 %) confirment une situation globalement confortable. Le bassin du Tensift atteint même 94,8 %, illustrant l’effet immédiat des récentes précipitations.
En revanche, certaines zones restent plus fragiles. Le bassin du Souss-Massa plafonne à 56 %, celui du Guir-Ziz-Ghris à 54,5 %, tandis que le bassin de Draa-Oued Noun demeure le plus déficitaire avec un taux de remplissage de 40,6 %.
Malgré ces contrastes, l’ensemble des indicateurs traduit une amélioration notable des ressources en eau en ce début de printemps. Une évolution qui redonne espoir, bien que la situation reste étroitement liée à la régularité des précipitations à venir et aux politiques de gestion durable de l’eau.
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