Béni Mellal : les oranges précoces annoncent une reprise timide après la sécheresse
Dans les vergers de Béni Mellal, les cueilleurs ont repris le travail. Malgré une saison marquée par des conditions climatiques extrêmes, les producteurs de la région entament en novembre la commercialisation des oranges précoces. Une campagne qui s’annonce plus encourageante que la précédente, avec une hausse estimée à près de 20 % des volumes pour les variétés Navel.
Cette amélioration, bien que modeste, apporte une bouffée d’optimisme dans une filière mise à rude épreuve par la sécheresse. L’été a été particulièrement éprouvant : vagues de chaleur successives, déficit hydrique, baisse du niveau des nappes phréatiques… Autant de facteurs qui ont freiné le développement des fruits et retardé la récolte. « Le manque de pluie reste notre principal défi. Il a même conduit à une réduction des surfaces cultivées », confie Abdellatif Elkarimi, directeur de la société RK Citrus, à la plateforme spécialisée FreshPlaza.
Sur le terrain, les producteurs notent toutefois une meilleure homogénéité des calibres, principalement entre les tailles 4 et 7, ce qui devrait faciliter la commercialisation. Et surtout, la période actuelle constitue une fenêtre commerciale déterminante : elle précède le lancement de la campagne égyptienne, réputée pour sa compétitivité et ses volumes massifs.
Durant ces quelques semaines de répit, les exportateurs marocains concentrent leurs efforts sur des marchés à fort potentiel : le Golfe, l’Amérique du Nord et la Russie figurent parmi les destinations prioritaires. Cette avance reste toutefois temporaire. « Dès que la saison égyptienne démarre, nos exportations se replient fortement », reconnaît Elkarimi. L’an dernier, l’arrêt prématuré de la campagne en Égypte avait brièvement relancé la demande pour les oranges marocaines, sans provoquer de véritable rebond des volumes.
Dans un marché mondial de plus en plus compétitif, les producteurs de Béni Mellal misent désormais sur la qualité, la régularité de l’offre et la complémentarité avec d’autres variétés comme la clémentine et la Nadorcott. Malgré la pression climatique et les marges limitées, la filière s’accroche, portée par un savoir-faire reconnu et une conviction : le Maroc conserve sa place dans le jeu, à condition de mieux valoriser ses fenêtres de production et de renforcer sa résilience face au climat.
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