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Bolsonaro face à la prison après le rejet de son appel par la Cour suprême
La Cour suprême brésilienne a officiellement rejeté, vendredi 14 novembre, l’appel de Jair Bolsonaro contre sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. Cette décision réduit drastiquement les chances de l’ancien président (2019-2022) d’échapper à une incarcération imminente.
Le tribunal avait déjà rejeté le recours la semaine précédente, mais devait encore formaliser sa position. À 70 ans, l’ex-dirigeant d’extrême droite reste reconnu coupable d’avoir dirigé une « organisation criminelle » dont l’objectif était de le maintenir au pouvoir après la victoire de Luiz Inacio Lula da Silva lors de l’élection d’octobre 2022.
Un complot avorté et un dernier recours très improbable
Selon le parquet, le complot comprenait un projet d’assassinat visant Lula ainsi que le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, magistrat chargé du dossier. L’opération a finalement échoué, faute de soutien au sein de la hiérarchie militaire.
Une source judiciaire indique que la défense dispose encore de cinq jours pour déposer un ultime recours. Mais celui-ci pourrait être rejeté rapidement par le juge de Moraes, mettant un terme définitif à la procédure.
Assigné à résidence depuis août, Jair Bolsonaro pourrait être incarcéré dès la fin du mois. En raison de problèmes de santé persistants liés à l’attaque au couteau dont il a été victime en 2018, il pourrait toutefois solliciter l’exécution de sa peine à domicile, comme l’avait obtenu en son temps l’ancien président Fernando Collor de Mello.
Une décision qui ravive les tensions politiques et diplomatiques
Dans son appel, la défense dénonçait des « injustices profondes » et pointait des « ambiguïtés » dans la procédure, plaidant pour une réduction de peine. Le juge Moraes a balayé ces arguments, rappelant que le procès avait établi le rôle central de Bolsonaro dans la tentative de coup d’État, ainsi que sa responsabilité dans les événements du 8 janvier 2023, lorsque des centaines de ses partisans avaient pris d’assaut les institutions à Brasília.
Cette affaire a par ailleurs accentué les tensions diplomatiques avec les États-Unis de Donald Trump, proche allié de Bolsonaro. Washington accuse la justice brésilienne de persécuter l’ex-chef d’État et cible le juge Moraes, soumis depuis juillet à des sanctions américaines, étendues en septembre à son épouse.