Boualem Sansal veut porter son litige avec l’Algérie devant la justice internationale
L’écrivain algérien Boualem Sansal, figure critique du pouvoir à Alger, affirme vouloir poursuivre son combat judiciaire au niveau international. Lors d’une intervention médiatique organisée au Palais Brongniart à Paris, l’auteur a indiqué qu’il était déterminé à engager des démarches auprès des juridictions internationales afin d’obtenir réparation après les poursuites dont il a fait l’objet en Algérie.
Cette prise de position intervient dans un contexte judiciaire tendu, marqué par une procédure engagée contre lui dans son pays d’origine. En appel, le parquet avait requis une peine de dix ans de prison en lien avec des déclarations publiques de l’écrivain portant sur des questions politiques et historiques sensibles.
Une affaire judiciaire à forte portée politique
Les poursuites visant Boualem Sansal font suite à des propos dans lesquels l’auteur avait critiqué le Polisario et évoqué l’histoire territoriale du Sahara oriental, estimant que certaines décisions prises durant la période coloniale avaient redessiné les frontières de la région.
Ces déclarations ont suscité une vive réaction des autorités algériennes et alimenté un débat plus large sur la liberté d’expression des intellectuels dans le pays.
Une détention suivie d’une grâce présidentielle
Arrêté en novembre 2024, Boualem Sansal a passé plusieurs mois en détention avant d’être finalement gracié en novembre 2025 par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Cette décision est intervenue dans un contexte diplomatique sensible. Selon plusieurs sources, des démarches menées par l’Allemagne et la France ont contribué à faciliter cette issue. Les autorités algériennes ont invoqué des raisons humanitaires liées à l’état de santé de l’écrivain, atteint d’un cancer nécessitant un suivi médical spécialisé.
Après sa libération, Boualem Sansal a été transféré à Berlin afin de poursuivre ses soins.
Une volonté d’engager une procédure internationale
Malgré cette grâce, l’écrivain affirme vouloir poursuivre son action judiciaire. Lors de son intervention médiatique, il a expliqué considérer avoir été victime d’une décision politique et souhaite désormais porter l’affaire devant des juridictions internationales.
Il affirme vouloir demander des comptes aux autorités algériennes, tout en indiquant ne pas vouloir se laisser influencer par les considérations géopolitiques entourant ce dossier.
Un symbole des tensions entre pouvoir et intellectuels
L’affaire Boualem Sansal s’inscrit dans un débat plus large sur la place des intellectuels critiques dans l’espace politique algérien. Plusieurs observateurs estiment que ce dossier illustre les tensions persistantes entre les voix dissidentes et les institutions du pays.
Exilé en France, l’écrivain continue de s’exprimer régulièrement sur la situation politique en Algérie, affirmant vouloir défendre la liberté d’expression et dénoncer ce qu’il considère comme une pression exercée sur les voix critiques.
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