Casablanca : flambée des légumes, accalmie sur les fruits, recul des prix de la viande ovine
Au marché de gros de Casablanca, le panier alimentaire des Marocains témoigne cette semaine de nouvelles fluctuations de prix, reflet des déséquilibres persistants dans la chaîne d’approvisionnement nationale. Alors que certains produits frais flambent, d'autres voient leurs prix baisser, dessinant une carte contrastée des tendances alimentaires actuelles.
Légumes : une envolée qui pèse sur les foyers
Les légumes connaissent une hausse marquée. Parmi les plus touchés, la tomate, produit de base de la cuisine marocaine, voit son prix au kilo grimper jusqu’à 5,50 dirhams, soit une hausse d’un dirham par rapport à la semaine dernière. Les pommes de terre, elles aussi, suivent cette courbe ascendante, passant de 3,30 à 4,30 dirhams pour les qualités supérieures.
La carotte augmente légèrement pour atteindre 2,80 dirhams le kilo. Même constat pour l’aubergine, désormais vendue à 4,50 dirhams, contre un maximum de 3 dirhams la semaine précédente. En revanche, quelques produits échappent à cette tendance haussière : les choux, la courge et les courgettes restent stables, tandis que l’oignon enregistre une baisse appréciable d’un dirham.
Fruits : la stabilité prime, sauf pour la pastèque
Côté fruits, la sérénité domine. Banane locale, orange, avocat ou pomme conservent leurs niveaux de prix habituels, témoignant d’un équilibre entre offre et demande. La pastèque fait figure d’exception : son prix plancher recule à 2 dirhams, probablement en raison d’une meilleure disponibilité liée à la saison.
Viande ovine : chute notable, le bœuf résiste
Sur le front des protéines animales, la viande ovine affiche une baisse spectaculaire. Le prix maximal chute de 110 à 95 dirhams le kilo. Cette baisse pourrait s'expliquer par un recul de la demande ou une légère détente sur l’offre, après des mois de prix soutenus.
Le bœuf, quant à lui, reste relativement stable, oscillant entre 75 et 88 dirhams le kilo, avec une légère tendance baissière sur les prix hauts.
Entre saisonnalité et pression économique
Ces évolutions traduisent l’impact combiné de facteurs saisonniers, de coûts logistiques, mais aussi de la pression croissante sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Le marché de gros de Casablanca demeure ainsi un baromètre des tensions entre production agricole, circuits de distribution et comportement des ménages.
Alors que les légumes poursuivent leur ascension, les fruits se montrent résistants, et la viande ovine amorce un recul bienvenu pour certains budgets. Une dynamique qui, à court terme, pourrait encore évoluer au gré des conditions climatiques et des fluctuations du marché.
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