Chili : plus de 1 170 expulsions d’étrangers depuis l’arrivée au pouvoir de José Antonio Kast
Le Chili poursuit le durcissement de sa politique migratoire. Le gouvernement a annoncé avoir procédé à 1 174 expulsions de ressortissants étrangers depuis l’entrée en fonction du président José Antonio Kast en mars 2026. Ce bilan a été communiqué à l’occasion d’un septième vol d’expulsion organisé dimanche, au cours duquel 40 personnes ont été reconduites vers leurs pays d’origine.
Les autorités présentent ces opérations comme un élément central de leur stratégie visant à renforcer le contrôle migratoire tout en garantissant la sécurité publique.
Un nouveau vol d’expulsion vers trois pays d’Amérique du Sud
Selon le directeur du Service national des migrations, Frank Sauerbaum, les personnes expulsées lors de cette dernière opération étaient de nationalités bolivienne, colombienne et équatorienne.
Parmi les 40 expulsions réalisées, 28 relèvent de procédures administratives, tandis que 12 ont été exécutées à la suite de décisions judiciaires.
Les condamnations prononcées concernaient notamment des faits de vol avec violence, de vol avec intimidation, de détention illégale d’armes, de trafic de stupéfiants ainsi que des infractions à caractère sexuel.
Une politique migratoire plus stricte
Depuis le début du mandat de José Antonio Kast, 1 009 expulsions administratives et 165 expulsions judiciaires ont été réalisées.
Le gouvernement affirme vouloir promouvoir une migration « sûre, régulière et ordonnée », tout en accélérant les procédures visant les personnes en situation irrégulière ou condamnées par la justice.
Frank Sauerbaum a toutefois souligné que ces opérations représentent un coût important pour les finances publiques, plaidant pour un renforcement des moyens budgétaires afin d'en augmenter la fréquence.
Un rythme déjà proche du total de 2025
Le nombre d’expulsions enregistrées depuis mars 2026 se rapproche déjà du total comptabilisé sur l’ensemble de l’année 2025, durant laquelle 1 250 personnes avaient été reconduites hors du territoire chilien sous le précédent gouvernement.
Cette évolution illustre la priorité accordée par les nouvelles autorités au contrôle des flux migratoires et à l’application des décisions d’éloignement.
Les départs volontaires également en hausse
Parallèlement aux expulsions, le Service national des migrations indique que 6 384 étrangers ont quitté volontairement le Chili depuis le début de l’année.
Selon les autorités, 93 % de ces départs concernent des ressortissants vénézuéliens. Parmi eux, 911 départs volontaires ont été enregistrés après les séismes qui ont touché la côte centrale du Venezuela le 24 juin dernier.
Le gouvernement chilien affirme poursuivre une politique migratoire conciliant contrôle des frontières, respect du cadre juridique et impératifs de sécurité publique.
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