-
12:32
-
12:00
-
11:30
-
11:00
-
10:30
-
10:02
-
09:30
-
09:01
-
08:30
-
08:00
-
07:30
-
07:00
-
22:40
-
22:30
-
22:03
-
21:40
-
21:16
-
20:44
-
20:30
-
20:02
-
20:02
-
20:00
-
19:44
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:44
-
17:30
-
17:07
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:44
-
15:30
-
15:29
-
15:05
-
14:44
-
14:30
-
14:27
-
14:15
-
14:06
-
14:04
-
13:40
-
13:30
-
13:24
-
13:17
-
13:03
-
12:44
Chine : exécution d’un ancien dirigeant financier au cœur d’un scandale de corruption d’ampleur
La Chine a procédé mardi à l’exécution de Bai Tianhui, ancien directeur général de China Huarong International Holdings, l’une des plus importantes sociétés publiques de gestion d’actifs du pays. Condamné pour corruption massive, l’ex-dirigeant avait été reconnu coupable d’avoir perçu plus de 156 millions de dollars de pots-de-vin entre 2014 et 2018, en échange d’avantages accordés dans le cadre d’acquisitions et de financements stratégiques.
Cette affaire, considérée comme l’une des plus graves impliquant un cadre du secteur financier chinois, s’inscrit dans la vaste campagne anticorruption menée depuis plusieurs années par le président Xi Jinping. Contrairement à d’autres condamnés dont les peines capitales sont souvent assorties d’un sursis, celle de Bai Tianhui n’a pas été commuée. Après un premier verdict en mai 2024, son appel avait été rejeté en février dernier par la Cour populaire suprême, qui avait justifié sa décision en qualifiant les crimes de l’accusé « d’extrêmement graves ».
Selon les médias officiels, Bai Tianhui a été exécuté mardi matin à Tianjin, après avoir pu faire ses adieux à ses proches. Aucune information n’a été donnée concernant la méthode employée, Pékin classant les données relatives à la peine de mort comme secret d’État.
L’affaire rappelle celle de Lai Xiaomin, ancien président de China Huarong Asset Management, exécuté en 2021 pour avoir reçu plus de 253 millions de dollars en pots-de-vin. Huarong, l’un des principaux gestionnaires de créances douteuses du pays, figure parmi les institutions les plus scrutées dans la lutte anticorruption menée par les autorités.
Ces dernières années, plusieurs acteurs majeurs de la finance chinoise ont été rattrapés par cette campagne de moralisation. Yi Huiman, ex-président de la principale autorité de régulation des marchés financiers, fait l’objet d’une enquête depuis septembre. En mars, Li Xiaopeng, ancien dirigeant du groupe bancaire public Everbright, a été condamné à 15 ans de prison. Liu Liange, ex-président de la Banque de Chine, a été frappé d’une peine de mort avec sursis en 2024 pour des faits similaires.
Au-delà du cas individuel de Bai Tianhui, cette exécution témoigne de la volonté du pouvoir chinois de frapper fort dans un secteur stratégique, alors que Pékin cherche à restaurer la confiance dans son système financier tout en renforçant la discipline interne.