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Condamnation en Algérie : Les proches de Christophe Gleizes appellent à un geste présidentiel
La mobilisation autour du journaliste français Christophe Gleizes connaît un nouveau tournant. Sa mère, Sylvie Godard, a officiellement adressé une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune, appelant à un geste humanitaire envers son fils, condamné début décembre à sept ans de prison ferme par la Cour d'appel de Tizi-Ouzou. Cette démarche intervient alors que les avocats du journaliste ont simultanément formé un pourvoi en cassation dans l’espoir d’obtenir un nouveau procès.
Dans une lettre datée du 10 décembre et consultée par l’AFP, la mère du journaliste exprime sa «profonde émotion» et appelle à la «bienveillance» des autorités algériennes. Elle y dénonce une condamnation qui demeure, selon elle, «incompréhensible», rappelant que le parcours de son fils et ses écrits ne témoignent d’aucune hostilité envers l’Algérie.
Âgé de 36 ans, Christophe Gleizes, collaborateur des magazines So Foot et Society, avait été arrêté en mai 2024 alors qu’il réalisait un reportage sur la Jeunesse Sportive de Kabylie. La justice algérienne l’accuse d’avoir eu des contacts avec des membres du mouvement MAK, considéré comme terroriste dans le pays. Une accusation fermement contestée par la défense, pour qui le journaliste n’a fait qu’exercer son métier.
La décision en appel avait immédiatement suscité de vives réactions du côté français. Le président Emmanuel Macron avait jugé la peine «excessive» et «injuste», appelant à une «issue favorable». L'association Reporters sans frontières (RSF), qui coordonne le comité de soutien, a réitéré lundi son appel à la libération immédiate du journaliste, dénonçant une «grave injustice».
Le dossier s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Alger, avant un relatif apaisement ces derniers mois. Pour l’avocat français de Christophe Gleizes, Emmanuel Daoud, d’autres recours restent possibles, notamment une demande de mise en liberté ou un aménagement de peine. Il insiste également sur l’importance pour son client de contester catégoriquement toute culpabilité afin de défendre son intégrité professionnelle.
Seul journaliste français actuellement détenu à l’étranger, Christophe Gleizes demeure au cœur d’un enjeu mêlant justice, liberté de la presse et relations diplomatiques sensibles. La réponse des autorités algériennes à la demande de grâce sera scrutée de près dans les jours à venir.