Conseil de la paix pour Gaza : Trump s’entoure de Blair, Rubio, Witkoff et Kushner
Les contours du dispositif international voulu par Donald Trump pour l’après-guerre à Gaza se précisent. Vendredi, la Maison Blanche a officialisé la composition du « Conseil de la paix pour Gaza », une instance que le président américain présidera lui-même et qui sera chargée de superviser la phase politique et sécuritaire de la transition dans l’enclave palestinienne.
Cette annonce intervient dans un contexte encore fragile, deux jours après le lancement de la deuxième phase du plan américain destiné à mettre fin au conflit, à la suite d’un cessez-le-feu obtenu le 10 octobre sous impulsion de Washington. Ce nouveau chapitre prévoit notamment le désarmement du Hamas, le retrait progressif des forces israéliennes et le déploiement d’une Force internationale de stabilisation, validés en novembre par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Un pilotage international à plusieurs niveaux
Selon le communiqué présidentiel, le Conseil de la paix réunira des profils politiques, diplomatiques et économiques chargés de couvrir l’ensemble des chantiers liés à l’avenir de Gaza : gouvernance, relations régionales, sécurité, reconstruction et mobilisation des financements. Autour de Donald Trump siégeront notamment le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, proche conseiller du président et acteur central de ses initiatives diplomatiques au Moyen-Orient.
Figurent également parmi les membres du « founding executive board » Ajay Banga, président de la Banque mondiale, le financier Marc Rowan, à la tête d’Apollo Global Management, ainsi que Robert Gabriel, conseiller de Donald Trump. Chacun sera appelé à superviser un secteur précis, avec l’objectif affiché de bâtir des structures durables capables d’accompagner la stabilisation et la relance économique du territoire.
Mladenov et Jeffers aux postes clés
La Maison Blanche a confirmé la nomination du diplomate bulgare Nickolay Mladenov au poste de Haut représentant pour Gaza. Connu pour son profil discret et son expérience des dossiers sensibles, il aura pour mission de coordonner l’action civile et politique sur le terrain et d’accompagner la mise en place d’une administration palestinienne transitoire composée de personnalités technocratiques.
Sur le volet sécuritaire, c’est le général américain Jasper Jeffers qui a été désigné pour diriger la Force internationale de stabilisation. Cet officier a déjà occupé des fonctions de supervision militaire régionale, notamment dans le cadre du mécanisme chargé de surveiller la trêve entre le Hezbollah et Israël entre 2024 et 2025. Sa mission consistera à appuyer la sécurisation de Gaza et à contribuer à la formation d’unités de police palestiniennes.
La reconstruction au cœur des équilibres diplomatiques
La question de la reconstruction s’annonce comme l’un des dossiers les plus sensibles. Selon Ali Chaath, président du comité palestinien temporaire, les travaux devraient s’appuyer principalement sur le plan égyptien arabo-islamique adopté en mars 2025 avec le soutien de plusieurs pays européens. Ce schéma avait été élaboré en réaction à une proposition antérieure de Donald Trump visant à placer Gaza sous contrôle américain direct, un projet qui avait suscité de vives critiques dans le monde arabe.
Sur le terrain, la situation reste toutefois instable. L’armée israélienne a fait état de frappes menées en riposte à des tirs contre ses troupes dans le sud de Gaza, qualifiés de violations du cessez-le-feu. Le Hamas, de son côté, accuse Israël d’avoir rompu la trêve, des raids ayant provoqué plusieurs morts selon la Défense civile locale.
Le mouvement islamiste avait déjà rejeté, dès octobre, la création du Conseil de la paix, dénonçant ce mécanisme comme une tentative de tutelle étrangère. Un rejet qui souligne les obstacles politiques qui demeurent, malgré l’architecture internationale en cours de déploiement.
Entre annonces diplomatiques, désignations stratégiques et réalités militaires, le processus engagé s’avance sur une ligne de crête. Le Conseil de la paix devra désormais transformer un cadre politique ambitieux en leviers concrets, dans un territoire encore profondément marqué par la guerre et la défiance.
-
22:09
-
21:44
-
21:31
-
21:09
-
20:44
-
20:30
-
20:05
-
19:31
-
19:03
-
18:44
-
18:33
-
18:09
-
17:44
-
17:30
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:44
-
15:32
-
15:30
-
15:15
-
15:09
-
15:05
-
14:44
-
14:30
-
14:00
-
13:42
-
13:30
-
13:02
-
12:44
-
12:39
-
12:31
-
12:31
-
12:15
-
12:00
-
11:48
-
11:40
-
11:30
-
11:29
-
11:15
-
11:01
-
10:44
-
10:31
-
10:03
-
09:58
-
09:58
-
09:45
-
09:43
-
09:30
-
09:26
-
09:01
-
08:44
-
08:30
-
08:14
-
08:14