Urgent 10:00 Cameroun : après 73 jours en Suisse, le président Paul Biya rentre au pays 09:00 Secret d’État et politique : le rapport sur les ingérences électorales au cœur d’une contestation au Congrès 08:33 Prévisions météo : hausses de températures et poussières en suspension ce vendredi 08:32 Grâce royale de la Fête de la Jeunesse : le ministère de la Justice détaille les mesures 08:07 Drame en Alaska : aucun survivant après le crash d'un avion chartered par l'US Air Force 17:15 Prudential renforce son activité de crédit avec un accord de 3 milliards de dollars sur les prêts GreenSky 17:00 L’Algérie remet 49 migrants marocains au Maroc via le poste-frontière de Zouj Bghal 16:45 Washington durcit la pression économique sur l’Iran et mise sur l’isolement du régime 16:30 Les États-Unis renforcent leur présence navale au Moyen-Orient avec un nouveau porte-avions 16:15 Suisse et Chine : un accord trouvé pour moderniser leur traité de libre-échange 16:00 Ceuta : l’UNICEF réclame une prise en charge urgente des mineurs migrants 15:45 Colombie : 13 morts après l’effondrement d’une mine d’or illégale 15:30 Arabie saoudite : les Houthis revendiquent des attaques de drones contre un aéroport et un site d’Aramco 15:15 Amine Harit relance son aventure à Marseille et gagne des points auprès de Bruno Genesio 15:00 Égypte : Hossam Hassan hospitalisé après une altercation familiale 14:45 Accuracy accompagne A.P. Moller Capital dans son entrée majoritaire au capital de Globex au Maroc 14:31 Grève du 115 à Paris : après 57 jours de mobilisation, les agents reprennent le travail 14:15 Le Japon prépare une mission inédite vers les lunes de Mars 14:00 Fête de la jeunesse : la jeunesse marocaine au cœur des ambitions d’un Maroc plus fort 13:45 Jeux méditerranéens de Tarente : le Maroc mobilise 120 athlètes dans 18 disciplines 13:30 Crise à la Fifa : l’UEFA, l’AFC et la Concacaf envisagent une offensive contre Gianni Infantino 13:15 Grève des avocats au Maroc : les justiciables face aux risques d’un conflit qui s’enlise 13:00 SFR confirme une fuite de données après une cyberattaque visant ses abonnés fibre 12:45 Casablanca prépare une transformation majeure de ses déchets avec un projet énergétique de 1,5 milliard de dollars 12:30 Le phosphate marocain devient un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire des États-Unis 12:15 CFG Bank alerte sur de fausses publicités utilisant l’image de son directeur général 12:00 Pharma Capital d’Anas Sefrioui se rapproche d’un rachat des activités marocaines de Servier 11:45 Italie : 15 Algériens interpellés après l’arrivée d’une embarcation près de Cagliari 11:30 Le dirham s’apprécie face au dollar et recule contre l’euro 11:15 Tunisie : l’opposition prépare une nouvelle mobilisation contre Kaïs Saïed 11:00 Marché obligataire marocain : la majorité des taux recule malgré la hausse des maturités longues 10:44 Maroc-Turquie : les exportations turques dépassent 2,4 milliards de dollars en sept mois

Crise agricole majeure dans le Gharb après des inondations dévastatrices

Jeudi 05 Février 2026 - 09:44
Crise agricole majeure dans le Gharb après des inondations dévastatrices

La vaste plaine du Gharb, l’une des régions agricoles les plus productives du Maroc, traverse actuellement une période particulièrement critique. Des inondations d’une ampleur exceptionnelle ont frappé plusieurs localités, notamment les zones situées autour de Ksar El Kebir, provoquant des dégâts considérables dans les exploitations agricoles et bouleversant l’activité économique locale.

À l’origine de cette situation, une combinaison de précipitations intenses et prolongées et de mesures de gestion hydrique devenues indispensables. Le débordement des oueds Sebou et Ouargha, accentué par un lâcher préventif partiel des eaux du barrage Al Wahda, a entraîné la submersion de vastes superficies agricoles. Si cette opération technique visait à réduire les risques en amont, ses répercussions se font durement sentir en aval, où champs et vergers se retrouvent aujourd’hui sous plusieurs centimètres d’eau.

Cette catastrophe intervient au moment même où les agriculteurs espéraient une saison particulièrement favorable. Les conditions climatiques des derniers mois laissaient présager des récoltes abondantes. Ces perspectives se sont brutalement évanouies face à la montée rapide des eaux, qui a détruit une grande partie des cultures en place. Les terres autrefois fertiles ressemblent désormais à des étendues inondées, impropres à toute activité agricole immédiate.

Au-delà des pertes végétales, la situation des éleveurs apparaît comme l’un des aspects les plus préoccupants de cette crise. Dans de nombreux douars du Gharb, mais aussi dans les provinces voisines de Sidi Kacem et Sidi Slimane, le bétail se retrouve directement menacé. Les pâturages ont disparu sous les flots, privant les troupeaux de leur principale source d’alimentation. Pour des centaines de familles vivant essentiellement de l’élevage, cette situation représente un véritable drame.

Les conséquences sociales s’annoncent lourdes. Pour beaucoup d’exploitants, le cheptel constitue l’unique capital et la seule garantie de revenus. La perte d’animaux ou l’impossibilité de les nourrir met en péril l’équilibre économique de foyers déjà fragilisés. Sur le terrain, l’inquiétude grandit à mesure que les jours passent et que l’accès aux zones sinistrées reste difficile.

À ce stade, l’ampleur exacte des dégâts demeure difficile à mesurer. Les autorités n’ont pas encore publié d’évaluation officielle, la priorité restant concentrée sur la gestion de l’urgence et la protection des populations. Les eaux n’ayant pas totalement reculé, il reste impossible d’établir un bilan précis des cultures détruites et du nombre d’animaux touchés.

Face à cette incertitude, les agriculteurs appellent avant tout à une aide immédiate. Leur demande principale concerne l’approvisionnement en fourrage pour maintenir en vie le bétail survivant. Selon eux, l’urgence actuelle n’est pas encore celle des indemnisations, mais bien celle de la survie quotidienne. Sans un soutien rapide, de nombreuses exploitations risquent de perdre l’intégralité de leurs troupeaux.

Les organisations professionnelles du secteur agricole adoptent, de leur côté, une position prudente. Elles estiment qu’il est encore prématuré de se prononcer sur d’éventuels mécanismes de compensation. Tant que la situation hydrologique ne sera pas stabilisée, aucune expertise fiable ne pourra être réalisée.

Plusieurs responsables rappellent que toute évaluation sérieuse nécessite un retour à la normale et un accès sécurisé aux exploitations. Dans l’immédiat, la priorité reste la gestion du danger et l’accompagnement des familles touchées. Les dispositifs de dédommagement ne pourront être envisagés qu’une fois la phase d’urgence totalement achevée.

Malgré ces difficultés, les représentants des éleveurs expriment une certaine confiance dans la capacité des pouvoirs publics à intervenir. Ils espèrent que des mesures de soutien similaires à celles mises en place lors de précédentes catastrophes naturelles seront rapidement activées. L’expérience des crises passées nourrit l’attente d’une solidarité nationale en faveur du monde rural.

Cependant, l’isolement de nombreuses localités complique fortement les opérations de secours. Plusieurs axes routiers demeurent impraticables, rendant difficile l’acheminement de l’aide vers les douars les plus touchés. Cette réalité logistique freine les initiatives de soutien et accentue le sentiment d’abandon ressenti par une partie des habitants.

En attendant une amélioration des conditions météorologiques et la décrue progressive des oueds, les agriculteurs du Gharb vivent dans l’angoisse du lendemain. La région, pilier essentiel de l’agriculture nationale, se retrouve confrontée à l’un des épisodes les plus difficiles de son histoire récente.

Cette crise rappelle avec force la vulnérabilité du secteur agricole face aux aléas climatiques et souligne la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des risques. Les semaines à venir seront déterminantes pour mesurer l’ampleur réelle des pertes et amorcer le long processus de reconstruction.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.