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Crise budgétaire en France : Le projet de budget 2026 promis au rejet, le gouvernement en difficulté
La version actuelle du projet de budget de l'État français pour 2026 se dirige vers un rejet certain à l’Assemblée nationale. Le texte, alourdi de nouvelles taxes jugées déconnectées de « l'économie réelle », est sévèrement critiqué y compris par les groupes parlementaires du camp gouvernemental, qui dénoncent l'« insincérité » des mesures adoptées.
Cette situation révèle l’ampleur de la crise politique et l’absence de majorité absolue stable pour le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Des taxes jugées irréalistes
Face aux critiques, le Premier ministre a tenté de rassurer le monde des affaires lors du sommet Choose France, assurant que certaines nouvelles taxes votées en première lecture « n'auront jamais d'application ». Il a notamment pointé des « aspirations à la justice fiscale ou sociale » qui « se déconnectent complètement de l'économie réelle ».
Le dilemme est tel que les groupes de la majorité parlementaire ont signifié à M. Lecornu qu'ils ne pourraient pas voter la partie recettes du budget. D’ici dimanche, ces députés devraient osciller entre l'abstention et le vote contre, rendant le rejet du texte quasi inéluctable.
L’opposition conservatrice, par la voix du chef des députés LR Laurent Wauquiez, a également annoncé un rejet franc du texte, évoquant les « horreurs fiscales » qu'il contient. Des amendements majeurs ont pourtant été adoptés par les députés, notamment une réindexation du barème de l'impôt sur le revenu, le doublement de la "taxe Gafam" et une hausse de l'impôt sur les sociétés.
Vers un "texte orphelin" et une reconduction du budget 2025
En cas de rejet, c'est le texte initial du gouvernement qui serait directement transmis au Sénat, contournant le blocage à l'Assemblée. Pour Marc Fesneau, patron du groupe MoDem (allié du gouvernement), le texte actuel est un « texte un peu orphelin de responsabilité », car il est « la somme de toutes nos envies » et non « la somme du compromis ».
L’incapacité à forger une majorité claire fait planer le risque d'une absence de vote d'ici la fin de l'année. Les cadres politiques estiment désormais le scénario suivant comme le plus probable :
- Pas de budget de l'État voté en décembre.
- Adoption d’une loi spéciale pour reconduire celui de 2025.
- Présentation d’un nouveau budget soumis en janvier-février 2026.
Le gouvernement envisage par ailleurs de sécuriser le budget de la Sécurité sociale en suspendant la réforme des retraites, ce qui pourrait garantir des abstentions à gauche. Toutefois, le budget de l’État lui-même pourrait finalement être adopté par le recours à l'article 49.3 de la Constitution, permettant au gouvernement de faire passer le texte sans vote, mais engageant sa responsabilité.
Face à la tempête, le Président Emmanuel Macron a réitéré sur ses réseaux sociaux l’importance de la « stabilité politique » et la nécessité de la « recherche de compromis ». Le Premier ministre, quant à lui, souhaite un compromis « avant » fin décembre, pour éviter une « mauvaise gestion de crise plus tard ».