Crise en Iran : Donald Trump parle de négociations possibles tout en brandissant la menace
La tension monte d’un cran entre Washington et Téhéran, dans un contexte intérieur iranien marqué par une contestation d’une ampleur inédite depuis plusieurs années. Dimanche, Donald Trump a affirmé que l’Iran « veut négocier » et qu’une rencontre avec les dirigeants de la République islamique serait en préparation. Des propos qui s’inscrivent toutefois dans un discours nettement plus dur, où la possibilité d’actions militaires n’est pas exclue.
S’exprimant à bord d’Air Force One, le président américain a estimé que les autorités iraniennes avaient franchi la « ligne rouge » qu’il avait fixée concernant les violences contre les manifestants. Il a indiqué que l’armée américaine étudiait des « options très fortes », tout en laissant entendre que des canaux de discussion seraient ouverts.
Une main tendue sous condition
Selon Donald Trump, Téhéran aurait pris contact pour évoquer une négociation, et une réunion serait « en cours de préparation ». Mais le chef de l’exécutif américain a soigneusement entretenu l’ambiguïté, suggérant qu’une initiative pourrait intervenir avant même toute rencontre formelle.
Du côté iranien, le ton est tout aussi ferme. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que toute frappe américaine entraînerait une riposte visant des sites militaires et le transport maritime des États-Unis, signal clair adressé à Washington et à ses alliés.
Une contestation qui ébranle le pouvoir
Sur le terrain, la situation reste extrêmement tendue. Le mouvement de protestation, déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants dénonçant la cherté de la vie, s’est rapidement étendu à de nombreuses villes. Il constitue l’un des défis les plus sérieux pour le pouvoir iranien depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
L’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, affirme avoir recensé au moins 192 morts parmi les manifestants, tout en estimant que le bilan réel pourrait être bien plus lourd. L’organisation dénonce un « massacre » et un « crime majeur contre le peuple iranien ». Elle fait également état de plus de 2.600 arrestations.
Les autorités ont instauré une coupure d’internet prolongée, compliquant l’évaluation indépendante de la situation. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent pourtant des rassemblements massifs dans plusieurs villes, notamment à Téhéran et Machhad.
Entre deuil officiel et mobilisation populaire
Face à l’ampleur des troubles, le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national pour les membres des forces de sécurité tués. Le président Massoud Pezeshkian a appelé à des « marches de résistance » afin de dénoncer ce qu’il qualifie de violences menées par des « criminels terroristes urbains ». Les médias d’État diffusent des images de bâtiments incendiés et de funérailles d’agents des forces de l’ordre.
Dans le même temps, des vidéos largement partagées montrent des manifestants scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue, signe d’une radicalisation d’une partie de la contestation. Des témoignages font état d’hôpitaux débordés et de pénuries de sang, tandis que la vie quotidienne est décrite comme quasi paralysée dans plusieurs quartiers de la capitale.
Une onde de choc internationale
La crise iranienne dépasse désormais les frontières du pays. Des rassemblements de solidarité ont eu lieu dimanche à Paris, Londres et Vienne. À Istanbul, la police a empêché des manifestants d’approcher du consulat iranien.
Cette mobilisation intervient dans un contexte régional déjà lourd, après des mois de fortes tensions, un environnement économique affaibli par les sanctions internationales et une situation sécuritaire fragilisée.
Entre ouverture prudente à des discussions et démonstration de fermeté, la posture américaine ajoute une dimension internationale à une crise intérieure qui pourrait redessiner les équilibres diplomatiques dans les semaines à venir.
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