Crise politique à Londres : le chef de cabinet de Keir Starmer contraint à la démission
Le gouvernement britannique traverse une zone de turbulences majeures. Dimanche, Morgan McSweeney, chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer, a annoncé sa démission, reconnaissant avoir joué un rôle déterminant dans une décision aujourd’hui jugée désastreuse : la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur du Royaume-Uni à Washington.
Dans une déclaration écrite, Morgan McSweeney a assumé publiquement sa responsabilité. « Après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner du gouvernement. La nomination de Peter Mandelson était une erreur. Sollicité, j’ai conseillé au Premier ministre de procéder à cette nomination et j’assume l’entière responsabilité de ce conseil », a-t-il affirmé, mettant ainsi fin à plusieurs jours de spéculations sur son avenir politique.
Cette démission intervient dans un contexte de crise profonde pour l’exécutif dirigé par Keir Starmer. Depuis plusieurs semaines, des révélations successives ont ravivé la controverse autour des liens entretenus par Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein, financier américain impliqué dans un vaste réseau de crimes sexuels et décédé en 2019.
Nommé en décembre 2024 comme ambassadeur à Washington, un poste particulièrement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Peter Mandelson avait pourtant été écarté dès septembre 2025. La publication de documents judiciaires détaillant l’étendue de ses relations avec Epstein avait alors rendu sa position intenable.
La polémique a pris une nouvelle ampleur ces derniers jours après la divulgation, par le ministère américain de la Justice, de pièces supplémentaires. Celles-ci laissent entendre que Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations sensibles susceptibles d’influencer les marchés financiers, notamment durant son mandat de ministre au sein du gouvernement de Gordon Brown entre 2008 et 2010.
Face à ces éléments, la police britannique a ouvert une enquête et mené vendredi des perquisitions à deux adresses liées à l’ancien responsable politique, l’une située dans le sud-ouest de l’Angleterre et l’autre à Londres. Une procédure judiciaire qui renforce encore la pression sur Downing Street.
Sous le feu des critiques, Keir Starmer a reconnu cette semaine une « erreur de jugement » et présenté des excuses publiques aux victimes d’Epstein. Le Premier ministre a toutefois assuré qu’il ignorait l’ampleur réelle des liens entre Peter Mandelson et le criminel au moment de sa nomination.
Pour de nombreux observateurs, la chute de Morgan McSweeney marque un tournant. Considéré comme l’un des architectes du retour au pouvoir du Parti travailliste en juillet 2024, il occupait depuis octobre de la même année une place centrale au sein de l’appareil gouvernemental. Stratège influent et proche conseiller de Keir Starmer, il était perçu comme l’éminence grise du nouveau pouvoir.
Sa démission illustre la gravité de la crise politique actuelle. Au sein même du camp travailliste, des voix s’élèvent désormais pour réclamer des changements plus profonds, certains appelant même le Premier ministre à tirer toutes les conséquences de cette affaire.
Alors que l’enquête se poursuit et que de nouvelles révélations pourraient émerger, le gouvernement britannique se trouve fragilisé sur la scène nationale comme internationale. Une situation délicate pour Keir Starmer, dont l’autorité et le jugement sont désormais ouvertement remis en question.
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