Crise politique au Yémen : le ministre des Affaires étrangères nommé Premier ministre par intérim
Un nouveau tournant politique s’opère au Yémen. Jeudi soir, l’organe présidentiel soutenu par l’Arabie saoudite a annoncé la démission du Premier ministre Salim Saleh BinBuriek. Dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement, la gestion des affaires courantes a été confiée au ministre des Affaires étrangères, Shaya Mohsen Zindani.
L’annonce a été rendue publique par l’agence de presse officielle Saba, qui précise que cette décision s’inscrit dans un processus de réorganisation des institutions exécutives, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au sud du pays.
Un contexte sécuritaire toujours instable
Cette transition intervient alors que des forces pro-saoudiennes ont récemment repoussé une offensive de groupes séparatistes soutenus par les Emirats arabes unis dans le sud du Yémen. Ces affrontements ont ravivé les rivalités internes qui fragilisent depuis plusieurs années le camp gouvernemental, pourtant reconnu par la communauté internationale.
Longtemps traversé par des lignes de fracture entre courants proches de Riyad et figures appuyées par Abou Dhabi, l’exécutif yéménite est engagé depuis plusieurs semaines dans un remaniement visant à écarter les ministres considérés comme proches des Emirats arabes unis. Parallèlement, les forces armées ont été placées sous un commandement unifié relevant de l’Arabie saoudite.
Un objectif affiché : resserrer le centre de décision
Dans son communiqué, l’organe présidentiel explique que la démission du Premier ministre répond à la volonté de « renforcer l’unité du processus décisionnel » après ce qu’il qualifie de « défaite du coup d’État ». Cette formulation renvoie aux récents affrontements internes et à la reprise de contrôle de certaines zones par les forces loyales au camp soutenu par Riyad.
La nomination de Shaya Mohsen Zindani à la tête du gouvernement par intérim vise à assurer une continuité diplomatique et politique dans une période jugée sensible, en attendant la constitution d’une nouvelle équipe exécutive.
Riyad face au défi de l’unification des factions
L’Arabie saoudite se retrouve désormais en première ligne pour tenter d’unifier les différentes composantes politiques et militaires du sud du Yémen. Selon des sources officielles, des pourparlers sont en préparation afin de rapprocher les factions rivales et de redéfinir les équilibres du paysage politique local.
Au-delà du changement de Premier ministre, c’est toute l’architecture du pouvoir qui est en train d’être redessinée, avec pour ambition affichée de consolider un front gouvernemental capable de peser face aux multiples acteurs armés présents sur le terrain.
Une recomposition encore fragile
Si cette transition est présentée comme une étape vers une plus grande cohésion, elle souligne aussi la fragilité persistante de l’appareil étatique yéménite. La réussite de cette nouvelle phase dépendra largement de la capacité des parrains régionaux à transformer leurs soutiens militaires en un compromis politique durable.
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