Crises humanitaires oubliées en 2025 : l’Afrique au cœur des négligences
En 2025, l’Afrique reste au centre des crises humanitaires les moins médiatisées dans le monde, selon le dernier rapport de l’ONG Care publié mercredi. La République centrafricaine, la Namibie, le Zimbabwe ou le Malawi figurent parmi les pays les plus touchés, affectant près de 43 millions de personnes, alors même que les conflits et catastrophes climatiques persistent.
Pour dresser sa liste des « crises oubliées », Care a analysé près de 350.000 articles publiés en ligne dans cinq langues, entre janvier et septembre 2025. Les résultats mettent en lumière un décalage frappant entre l’attention médiatique et l’urgence humanitaire. Ainsi, la Centrafrique, déchirée par des conflits persistants, a fait l’objet de seulement 1.532 articles, contre près de 97.000 publications pour le mariage de Jeff Bezos à Venise.
« Sans couverture médiatique, il n’y a pas de pression publique. Sans pression publique, il n’y a pas de décisions politiques. Sans décisions politiques, il n’y a pas de financement humanitaire », explique Care. En 2025, les plans d’aide des Nations unies pour le Zimbabwe ou le Malawi n’étaient financés qu’à 14 %. Cette situation s’explique par des « coupes budgétaires brutales » dans plusieurs pays, dont les États-Unis et la France, entraînant une baisse de près de moitié de l’aide mondiale.
Selon Adéa Guillot, porte-parole de Care France, « on n’avait pas connu une remise en question aussi radicale de la solidarité internationale depuis la Seconde Guerre mondiale ». L’impact de ces crises sur les populations est considérable, notamment sur les femmes et les filles, souvent les plus vulnérables, exposées à la faim, au manque d’eau et aux violences sexuelles.
En 2025, la Centrafrique arrive en tête du classement des crises oubliées, suivie de la Namibie, de la Zambie, du Malawi, du Honduras, de la Corée du Nord, de l’Angola, du Burundi, du Zimbabwe et de Madagascar. « 80 % des crises sous-médiatisées se situent en Afrique, et 60 % dans le sud du continent », alerte Charlene Pellsah Ambali, directrice adjointe de Care Zimbabwe. Selon elle, les crises africaines ont tendance à se développer lentement et à être complexes, ce qui explique qu’elles passent souvent sous silence.
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:39
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:15
-
17:07
-
16:44
-
16:30
-
16:15
-
16:09
-
15:40
-
15:35
-
15:30
-
15:15
-
15:05
-
14:40
-
14:30
-
14:15
-
14:09
-
13:41
-
13:30
-
13:09
-
12:44
-
12:40
-
12:30
-
12:16
-
12:09
-
12:03
-
11:54
-
11:40
-
11:31
-
11:28
-
11:24
-
11:09
-
10:44
-
10:42
-
10:31
-
10:20
-
10:09
-
09:40
-
09:30
-
09:10
-
09:00
-
08:45
-
08:41
-
22:31
-
22:09
-
21:44
-
21:30
-
21:09
-
20:44
-
20:30