Dakhla : une station de dessalement stratégique propulsée par les énergies renouvelables
À environ 130 kilomètres de la ville de Dakhla, une station de dessalement d’envergure franchit une étape décisive dans sa mise en service. Le projet, situé dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la sécurité hydrique face à la pression croissante sur les ressources conventionnelles.
Les travaux techniques liés à l’installation des unités d’osmose inverse sont désormais achevés. Cette avancée rapproche l’infrastructure de son entrée en phase d’exploitation, après plusieurs mois de montage et de réglages industriels de haute précision.
Une technologie de dessalement à haute performance
Le fonctionnement de la station repose sur le procédé d’osmose inverse, qui consiste à soumettre l’eau de mer à une forte pression afin de la faire passer à travers des membranes ultrafines. Ces dernières retiennent le sel et les impuretés, permettant d’obtenir une eau rendue potable après plusieurs étapes de filtration.
Les équipes techniques poursuivent encore certaines opérations d’assemblage, notamment le raccordement des systèmes hydrauliques et la finalisation des structures porteuses. Chaque étape nécessite un niveau élevé de précision afin de garantir la fiabilité du futur fonctionnement industriel.
Une alimentation énergétique 100 % éolienne
L’une des particularités majeures du projet réside dans son alimentation énergétique. La station est conçue pour fonctionner exclusivement grâce à l’énergie éolienne, avec une capacité installée de 60 mégawatts.
Ce choix permet de couvrir l’ensemble des besoins électriques de l’infrastructure tout en réduisant significativement son empreinte carbone. Il s’agit d’un modèle combinant production d’eau et transition énergétique, en cohérence avec les orientations du Maroc en matière de développement durable.
Une capacité de production stratégique pour la région
À pleine capacité, la station devrait produire environ 112 000 mètres cubes d’eau dessalée par jour. Cette production est destinée à répondre à plusieurs usages essentiels : alimentation en eau potable, besoins agricoles, développement industriel et soutien aux activités économiques locales.
Ce projet s’inscrit également dans une ambition nationale plus large, qui vise à atteindre près de 1,7 milliard de mètres cubes d’eau dessalée par an d’ici 2030. Les provinces du sud sont ainsi appelées à jouer un rôle central dans cette transformation hydrique.
Un modèle de développement durable dans les provinces sahariennes
Les autorités présentent cette infrastructure comme un exemple de convergence entre innovation technologique et transition énergétique. En combinant dessalement de l’eau de mer et énergie renouvelable, le projet illustre une nouvelle génération d’équipements hydrauliques à faible impact environnemental.
Les provinces du sud du Maroc sont progressivement positionnées comme un laboratoire de solutions durables, où les infrastructures de grande envergure contribuent à renforcer la résilience hydrique et énergétique du territoire.
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