Déficit budgétaire : le Maroc améliore ses finances publiques au premier semestre 2026
Les finances publiques du Maroc affichent une amélioration au terme des six premiers mois de 2026. Selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), le déficit budgétaire s'est établi à 20,2 milliards de dirhams, contre 24,9 milliards de dirhams à la même période en 2025, traduisant une réduction du déséquilibre budgétaire malgré la progression des dépenses de l'État.
Cette évolution s'appuie sur la bonne dynamique des recettes fiscales et sur la contribution positive des comptes spéciaux du Trésor et des services de l'État gérés de manière autonome.
Une hausse soutenue des recettes publiques
À fin juin 2026, les recettes ordinaires ont atteint 229,7 milliards de dirhams, en progression de 8,6 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Cette performance est principalement portée par l'augmentation des recettes fiscales. Les impôts directs ont progressé de 13,8 %, tandis que les impôts indirects et les droits de douane ont chacun enregistré une hausse de 9,5 %. Les droits d'enregistrement et de timbre affichent également une évolution favorable avec une progression de 14,9 %.
En revanche, les recettes non fiscales ont reculé de 16,9 %, atténuant partiellement la croissance des ressources globales du Trésor.
Des dépenses en hausse sous l'effet du fonctionnement et de l'investissement
Parallèlement, les dépenses du budget général poursuivent leur progression. Les dépenses émises ont atteint 311,1 milliards de dirhams, soit une hausse de 13,2 % sur un an.
Cette évolution s'explique principalement par l'augmentation des dépenses de fonctionnement (+16,7 %) et des dépenses d'investissement (+14,3 %), illustrant la poursuite des programmes publics et des investissements structurants.
Les charges liées à la dette budgétisée ont également progressé, mais à un rythme plus modéré (+2,4 %). Cette hausse résulte de l'augmentation des remboursements du principal de la dette, qui atteignent 35,2 milliards de dirhams, ainsi que des intérêts de la dette, établis à 24 milliards de dirhams.
Une exécution budgétaire soutenue
La TGR indique que les engagements de dépenses, y compris ceux non soumis au visa préalable d'engagement, se sont élevés à 500,5 milliards de dirhams à fin juin.
Le taux global d'engagement atteint 52 %, tandis que le taux d'émission sur engagements s'établit à 83 %, reflétant un rythme soutenu de mise en œuvre des crédits budgétaires.
Les comptes spéciaux confortent l'équilibre budgétaire
Les comptes spéciaux du Trésor (CST) continuent de contribuer positivement aux finances publiques.
Leurs recettes se sont élevées à 126,6 milliards de dirhams, contre 101,5 milliards de dirhams de dépenses, dégageant un solde positif de 25,1 milliards de dirhams.
De leur côté, les services de l'État gérés de manière autonome (SEGMA) ont enregistré une baisse de leurs recettes de 3,7 %, à 1,5 milliard de dirhams, tandis que leurs dépenses ont reculé de 6,7 %, pour s'établir à 531 millions de dirhams.
Ces différents éléments permettent au déficit budgétaire de se réduire par rapport au premier semestre 2025, confirmant une amélioration de la trajectoire des finances publiques malgré un contexte marqué par la poursuite des dépenses d'investissement et de fonctionnement.
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