Délais de paiement des EEP : une amélioration soutenue malgré des disparités sectorielles
L’année 2024 marque une nouvelle étape dans la dynamique d’amélioration des délais de paiement au sein des Établissements et Entreprises Publics (EEP) ainsi que des Collectivités Territoriales (CT) au Maroc. Selon le dernier rapport de l’Observatoire des délais de paiement (ODP), les efforts déployés ces dernières années continuent de porter leurs fruits, même si des marges de progression demeurent, notamment dans certains secteurs sociaux.
Une performance consolidée au niveau des commandes publiques
Le rapport de l’ODP révèle que le délai moyen de paiement de la commande publique de l’État et des CT s’est stabilisé à 18 jours en 2024. Ce chiffre, largement en dessous du plafond réglementaire de 60 jours, reflète une gestion plus rigoureuse et plus efficiente des finances publiques. Le volume de la commande publique s’élève à 72,96 milliards de dirhams pour un total de 246.460 actes d’achat, un chiffre en progression par rapport à 2023.
Toutefois, un léger allongement est observé au niveau des CT, dont le délai moyen est passé de 17,3 jours en 2023 à 18,7 jours en 2024. Ce glissement, bien que modéré, s’accompagne d’une hausse des intérêts moratoires, atteignant 17,76 millions de dirhams, dont la quasi-totalité est liée aux marchés publics.
Des EEP de plus en plus exemplaires
Du côté des établissements publics, les progrès sont notables. Le délai moyen de paiement est passé de 55,9 jours en 2018 à 31,7 jours en 2024, ce qui signifie que 90% des EEP respectent désormais les délais réglementaires. Cette avancée illustre les bénéfices des réformes engagées dans le cadre de la modernisation de la gestion publique.
Cependant, l’ODP note l’existence de disparités persistantes. Les secteurs sociaux, en particulier, accusent un certain retard en matière de respect des délais, ce qui pourrait nuire à la trésorerie des fournisseurs, notamment les petites et moyennes entreprises.
La plateforme AJAL, un levier de transparence et de recours
La plateforme électronique AJAL, mise en place pour traiter les réclamations des fournisseurs en cas de retard de paiement, continue de renforcer son rôle. En 2024, 137 nouveaux fournisseurs s’y sont inscrits, portant le total à 756. L’année a enregistré 82 réclamations concernant 24 EEP pour un montant cumulé de 28,26 millions de dirhams. Les PME, particulièrement vulnérables aux retards de paiement, représentent 80% des plaignants.
Un enjeu stratégique pour la compétitivité économique
La réduction des délais de paiement est un facteur clé pour améliorer la compétitivité des entreprises, favoriser la confiance dans les relations contractuelles et stimuler l’investissement privé. En poursuivant sur cette lancée, le Maroc renforce sa crédibilité budgétaire tout en soutenant la trésorerie de ses fournisseurs, en particulier les plus fragiles.
Reste à relever les défis sectoriels et à maintenir une vigilance constante pour que l’ensemble des institutions publiques adoptent les mêmes standards de rigueur et de responsabilité.
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