Détroit d’Ormuz : le trafic maritime chute depuis le début du conflit au Moyen-Orient
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz connaît un ralentissement marqué depuis le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient. Selon des données publiées par la société spécialisée Lloyd’s List Intelligence, seulement 77 navires ont traversé ce passage stratégique depuis le début du mois, une baisse significative comparée aux niveaux observés habituellement.
Un passage maritime sous tension
D’après les analyses de Lloyd’s List Intelligence, ces transits ont été enregistrés dans un contexte de sécurité dégradée dans la région. Le détroit d’Ormuz, qui relie le Golfe au Golfe d’Oman, constitue l’un des corridors énergétiques les plus sensibles au monde.
Une grande partie des navires ayant continué à emprunter cette route appartient à ce que les spécialistes qualifient de « flotte fantôme », une catégorie de navires opérant souvent dans des circuits commerciaux moins visibles.
À titre de comparaison, sur la même période l’année précédente, plus de 1.200 passages avaient été recensés dans ce détroit, ce qui illustre l’ampleur de la contraction actuelle du trafic maritime.
Un axe crucial pour les marchés énergétiques
Le détroit d’Ormuz joue un rôle central dans le commerce mondial des hydrocarbures. Environ un cinquième du pétrole mondial et 20 % du gaz naturel liquéfié transitent par ce passage maritime étroit, qui relie les pays producteurs du Golfe aux marchés internationaux.
Toute perturbation prolongée dans cette zone peut ainsi avoir des conséquences directes sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques et sur les prix mondiaux de l’énergie.
Multiplication des incidents en mer
La dégradation du contexte sécuritaire se reflète également dans l’augmentation des incidents maritimes signalés dans la région. Selon les données de l’agence britannique UKMTO, 20 navires commerciaux, dont neuf pétroliers, ont été impliqués dans des attaques ou des événements de sécurité depuis le début du mois.
De son côté, l’Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé 16 incidents, parmi lesquels huit concernaient des pétroliers.
Des navires principalement liés à trois pays
L’analyse des transits maritimes indique que les navires ayant continué à traverser le détroit sont majoritairement liés à quelques pavillons ou opérateurs spécifiques. Les données disponibles montrent notamment une présence importante de navires affiliés à l’Iran, à la Grèce et à la Chine.
Par ailleurs, certaines estimations fondées sur les signaux du système d’identification automatique (AIS) suggèrent que plusieurs navires ont continué à circuler de manière plus discrète, certains choisissant de désactiver leurs dispositifs de localisation pour limiter leur exposition.
Une route maritime stratégique sous surveillance
Alors que les tensions persistent dans la région, la sécurité du détroit d’Ormuz demeure une priorité pour les acteurs du commerce maritime et les marchés énergétiques mondiaux.
Les compagnies maritimes, les assureurs et les autorités internationales suivent de près l’évolution de la situation, conscientes que toute fermeture ou perturbation durable de ce passage pourrait avoir des conséquences majeures pour l’économie mondiale.
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