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Divorce médiatisé : prison ferme et lourdes amendes dans l’affaire S. Benjelloun
Le tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaâ, à Casablanca, a rendu son jugement dans l’affaire très médiatisée opposant l’influenceuse S. Benjelloun à son ex-époux. Connue sur les réseaux sociaux pour avoir qualifié sa séparation de « divorce le plus cher du Maroc », la prévenue a été condamnée pour diffamation à trois mois de prison ferme, assortis d’une amende de dix millions de centimes.
Le verdict a été prononcé mardi soir, après que le dossier a été mis en délibéré la veille. La juridiction a estimé que les éléments constitutifs de la diffamation étaient établis, à la suite des plaintes déposées par l’ex-mari de l’influenceuse.
Dans le même jugement, le tribunal a également condamné ce dernier, plaignant dans cette affaire, à un mois de prison avec sursis et au paiement d’une amende de quatre millions de centimes, également pour des faits de diffamation.
Pour rappel, S. Benjelloun avait été placée en détention préventive sur décision du parquet d’Aïn Sebaâ, avant d’être transférée à la prison locale d’Oukacha. Son arrestation avait relancé le débat sur l’usage des réseaux sociaux et les limites de l’expression publique lorsqu’elle touche à la vie privée et aux litiges familiaux.
L’affaire avait suscité une vive polémique en ligne, l’influenceuse ayant largement exposé sa vie personnelle à travers plusieurs vidéos. Elle y évoquait notamment ses différends avec son ex-époux autour du partage des biens, des sommes d’argent et de la garde des enfants, attirant l’attention d’un large public.
Sur le plan civil, le tribunal de la famille s’était déjà prononcé auparavant, condamnant l’ex-époux à verser un montant global de 720.000 dirhams. Cette somme comprend 700.000 dirhams au titre de l’indemnité de consolation (mout3a) et 20.000 dirhams destinés au logement lié à cette indemnité.
Ce dossier met une nouvelle fois en lumière les répercussions judiciaires que peuvent entraîner les conflits conjugaux exposés sur les plateformes numériques, ainsi que la vigilance accrue des tribunaux face aux accusations publiques non étayées.