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Donald Trump accorde sa grâce au milliardaire Joe Lewis, ex-propriétaire de Tottenham
Le président américain Donald Trump a accordé jeudi une grâce présidentielle au milliardaire britannique Joe Lewis, ancien propriétaire du club de football Tottenham Hotspur, condamné en 2024 pour fraude boursière. Âgé de 88 ans, l’homme d’affaires, qui réside désormais aux Bahamas, avait plaidé coupable l’an dernier pour avoir conspiré en vue de commettre des délits d’initiés.
Selon un communiqué de la Maison-Blanche, cette grâce a été motivée par « des raisons humanitaires », notamment l’état de santé fragile du magnat et son souhait de pouvoir rendre visite à ses petits-enfants et arrière-petits-enfants vivant aux États-Unis. Joe Lewis avait déjà échappé à la prison après avoir reconnu les faits et s’être acquitté d’une amende de 5 millions de dollars.
Cette décision s’ajoute à une longue liste de grâces présidentielles controversées accordées par Donald Trump à des alliés politiques, anciens collaborateurs ou figures du monde des affaires, parmi lesquels Rudy Giuliani, George Santos ou Changpeng Zhao, l’ex-patron de Binance.
Né à Londres, Joe Lewis a bâti sa fortune dans le commerce de devises et la spéculation financière au cours des années 1980 et 1990, devenant l’un des investisseurs les plus influents de sa génération. Selon Forbes, sa fortune personnelle est estimée à 6,8 milliards de dollars. En 2001, sa société ENIC Group avait racheté la majorité des parts du club Tottenham Hotspur, qu’il a contrôlé pendant plus de deux décennies avant de transférer sa participation à une fiducie familiale en 2022.
Son procès aux États-Unis avait fait grand bruit. Les autorités américaines l’accusaient d’avoir transmis à ses proches des informations confidentielles sur des sociétés cotées, leur permettant d’en tirer d’importants bénéfices. Devant la justice, Joe Lewis avait reconnu les faits, exprimant des regrets tout en insistant sur son âge avancé et son état de santé.
Si sa grâce ne lui restitue pas ses droits financiers ni son influence dans le monde des affaires, elle lui permet toutefois de se déplacer librement sur le territoire américain, une faveur rare pour une personnalité condamnée pour fraude financière.
En graciant Joe Lewis, Donald Trump envoie un nouveau signal : celui d’un président prêt à défendre les figures du monde économique qui, à ses yeux, « ont payé leur dette » et méritent une seconde chance. Une décision saluée par certains cercles conservateurs, mais vivement critiquée par les défenseurs de la transparence financière et de la justice économique.