Donald Trump fustige le concert de Bad Bunny au Super Bowl et provoque la polémique
La prestation de Bad Bunny lors du traditionnel spectacle de la mi-temps du Super Bowl n’a pas seulement animé la soirée sportive la plus suivie des États-Unis. Elle a également déclenché une vive réaction du président américain Donald Trump, qui s’en est pris frontalement à l’artiste portoricain sur les réseaux sociaux, dénonçant un show qu’il a jugé offensant pour le pays.
Quelques minutes à peine après la fin du concert, le chef de l’État a publié un message virulent sur sa plateforme Truth Social. « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », a-t-il écrit, critiquant le fait que Bad Bunny se soit exprimé et ait chanté presque exclusivement en espagnol. Donald Trump a également qualifié les chorégraphies du spectacle de « dégoûtantes » et décrit l’ensemble comme « une gifle à la face de notre pays ».
Pour le président américain, cette performance constituait même « un affront à la grandeur de l’Amérique », des propos qui ont immédiatement relancé le débat sur la place de la culture hispanique aux États-Unis et sur la politisation des grands événements populaires.
Pourtant, durant sa prestation, Bad Bunny avait soigneusement évité tout message politique explicite. Contrairement à son discours très remarqué lors de la cérémonie des Grammy Awards une semaine plus tôt, au cours duquel il avait appelé à s’opposer aux actions de la police fédérale de l’immigration, le chanteur s’est contenté cette fois d’un spectacle musical et visuel, sans référence directe à l’actualité.
Seul clin d’œil engagé : la conclusion du show. L’artiste a détourné le célèbre slogan « God Bless America » en un message plus inclusif, célébrant l’ensemble du continent américain. Sur un ballon de football américain projeté à l’écran apparaissait l’inscription : « Ensemble, nous sommes l’Amérique », une formule interprétée par beaucoup comme un appel à l’unité au-delà des frontières et des origines.
La réaction de Donald Trump a néanmoins ravivé les tensions autour de l’usage de la langue espagnole dans l’espace public américain. Avec plus de 41 millions de locuteurs aux États-Unis, selon les statistiques officielles, l’espagnol constitue la deuxième langue du pays. Pour de nombreux observateurs, l’attaque présidentielle illustre une nouvelle fois le clivage culturel et identitaire qui traverse la société américaine.
Le Super Bowl, événement sportif majeur suivi par des dizaines de millions de téléspectateurs, est régulièrement le théâtre de prestations artistiques chargées de symboles. En s’attaquant aussi frontalement à l’un des chanteurs latinos les plus populaires au monde, Donald Trump a choisi d’en faire un nouveau terrain de confrontation politique.
Du côté des soutiens de Bad Bunny, les critiques du président ont été perçues comme une remise en cause de la diversité culturelle américaine. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont rappelé que la musique et la langue espagnoles font partie intégrante de l’identité des États-Unis contemporains.
Si la polémique ne devrait pas avoir de conséquences concrètes, elle témoigne une nouvelle fois de la sensibilité extrême des questions culturelles et migratoires dans le débat public américain. Un simple concert aura ainsi suffi à relancer des tensions bien plus profondes.
-
19:10
-
18:00
-
17:00
-
16:38
-
16:00
-
15:31
-
15:15
-
14:35
-
14:11
-
14:00
-
13:30
-
12:30
-
12:00
-
11:30
-
11:15
-
11:04
-
10:30
-
10:00
-
09:30
-
09:00
-
22:05
-
21:05