Enfant de six ans contraint à consommer de l’alcool : la justice frappe fort
La justice a rendu son verdict dans une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique marocaine. Le tribunal de première instance de Benslimane a condamné, lundi 15 juin, les trois principaux accusés à des peines de prison ferme totalisant près de dix années d’emprisonnement.
L’affaire avait éclaté à la fin du mois de mai 2026 après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un enfant âgé de six ans contraint par plusieurs adultes à boire une boisson alcoolisée lors d’une célébration. Les images, filmées par un adolescent de 17 ans, avaient rapidement provoqué une vague d’indignation et relancé le débat sur la protection des mineurs.
Face à l’ampleur de la réaction publique, le parquet avait ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête. Les investigations menées par les services de la Gendarmerie royale dans la région de Fdalat, relevant de la province de Benslimane, ont permis d’identifier les personnes impliquées et de procéder à leur arrestation dans un délai relativement court.
Lors du procès, la juridiction a tenu compte du degré d’implication de chacun des prévenus. Le principal accusé a été condamné à quatre ans de prison ferme pour des faits liés à l’atteinte à l’intégrité physique d’un mineur de moins de 15 ans ainsi qu’à la non-assistance à une personne en danger. Le deuxième prévenu a écopé d’une peine de trois ans et demi de prison ferme, tandis que le troisième a été condamné à deux ans et demi d’emprisonnement.
Sur le volet civil, le tribunal a accordé un dirham symbolique à l’association « Touche pas à mon enfant », constituée partie civile dans cette affaire.
Cette affaire a mobilisé de nombreux acteurs engagés dans la défense des droits de l’enfant. Plusieurs organisations ont appelé à renforcer les mécanismes de protection des mineurs et à lutter contre la diffusion de contenus portant atteinte à leur dignité. Des voix se sont également élevées pour souligner l’importance d’un accompagnement psychologique et juridique adapté pour les victimes de telles situations.
Au-delà des condamnations prononcées, cette décision judiciaire est perçue comme un signal fort en faveur de la protection de l’enfance et du respect des droits fondamentaux des mineurs.
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