États-Unis : Trump veut revoir le calendrier vaccinal des enfants
Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret visant à modifier l’organisation du calendrier vaccinal des enfants aux États-Unis. Le texte appelle notamment à espacer davantage certaines injections et à revoir la manière dont plusieurs vaccins sont administrés.
Parmi les principales recommandations figure la séparation des vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Ces trois vaccins sont actuellement regroupés dans une même injection, connue sous le nom de vaccin ROR. Le décret demande aux autorités sanitaires d’étudier un séquençage différent et d’étaler davantage les administrations dans le temps.
Une remise en question du calendrier actuel
Lors de la signature du décret à la Maison Blanche, Donald Trump a défendu l’idée d’un calendrier vaccinal moins chargé pour les enfants. Le président américain estime que le nombre de vaccins administrés aujourd’hui est supérieur à celui des décennies précédentes.
Le nouveau texte prévoit également une réévaluation de plusieurs vaccinations qui ne seraient plus recommandées de manière systématique dans certaines situations. Sont notamment concernés les vaccins contre le rotavirus, la grippe, le Covid-19, les infections à méningocoques ainsi que certaines hépatites.
Selon cette nouvelle approche, la décision de vacciner dans ces cas pourrait davantage reposer sur une discussion entre les familles et les professionnels de santé, en fonction de la situation individuelle de l’enfant.
Robert F. Kennedy Jr. au cœur de la réforme
Le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., joue un rôle central dans cette réorientation de la politique vaccinale. Connu pour ses positions critiques à l’égard de certaines politiques de vaccination, il défend depuis plusieurs années une réévaluation des recommandations sanitaires américaines.
Le décret prévoit la création ou la mobilisation d’un groupe de travail consacré aux vaccins destinés aux enfants. Celui-ci doit proposer une nouvelle organisation du calendrier vaccinal dans un délai de 90 jours.
Des réactions contrastées
L’administration américaine affirme vouloir s’inspirer de certains modèles européens, présentés comme proposant un nombre différent d’immunisations ou des calendriers plus espacés. Cette orientation est toutefois susceptible de susciter des débats importants au sein de la communauté médicale.
Aux États-Unis, les règles concernant la vaccination des enfants pour l’accès à l’école relèvent principalement des États. Le gouvernement fédéral ne dispose donc pas du même pouvoir d’imposition sur l’ensemble du territoire.
Plusieurs États ont déjà indiqué leur volonté de maintenir leurs propres politiques vaccinales et de continuer à s’appuyer sur les recommandations des autorités et organisations scientifiques. Cette situation pourrait ainsi entraîner des différences importantes entre les calendriers appliqués d’un État américain à l’autre.
Au-delà de la décision présidentielle, la réforme annoncée devrait donc alimenter un débat plus large sur l’équilibre entre choix des familles, recommandations médicales et politiques de santé publique.
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