Exclusif Négociations de Madrid : le Maroc impose son initiative d’autonomie comme référence unique
Les discussions tenues à Madrid autour du projet d’autonomie pour les provinces du Sud du Maroc se sont achevées sans conférence de presse commune, confirmant le caractère sensible et délicat des échanges entre les différentes parties prenantes. Cette réunion, organisée sous l’égide des États-Unis, constituait une étape importante dans le processus politique visant à trouver une solution durable au différend régional.
Selon des informations concordantes issues de sources diplomatiques proches du dossier, la délégation marocaine, conduite par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, est parvenue à consolider de manière significative sa position. À l’issue des discussions, l’initiative marocaine d’autonomie a été officiellement reconnue comme le seul document de référence pour les négociations techniques à venir.
L’un des principaux acquis de cette rencontre réside en effet dans l’adoption de la proposition marocaine actualisée, un document détaillé de quarante pages, comme « l’unique base de travail » pour les futures étapes du dialogue. Cette reconnaissance, obtenue avec l’appui déterminant de Washington, marque un tournant majeur dans l’évolution du dossier, puisqu’aucune autre option alternative n’a été retenue comme cadre de discussion.
Autre avancée notable : les participants se sont entendus sur la création d’une commission technique permanente chargée d’examiner les modalités concrètes de mise en œuvre du plan d’autonomie. Cette structure, composée d’experts juridiques et techniques et placée sous supervision conjointe américaine et onusienne, aura pour mission d’étudier en détail des questions essentielles telles que la fiscalité locale, les compétences judiciaires, la gestion sécuritaire du territoire ou encore la représentation institutionnelle.
Les pourparlers ont également permis d’esquisser une feuille de route claire pour les mois à venir. Un accord procédural a été conclu afin de fixer la prochaine session de négociations à Washington en mai 2026. L’objectif affiché de ce futur rendez-vous sera la signature d’un accord-cadre politique destiné à préparer la phase de mise en œuvre effective du projet.
Malgré ces avancées, plusieurs points de friction demeurent. La délégation algérienne, dirigée par le ministre Ahmed Attaf, a notamment refusé toute prise de photo commune avec la partie marocaine, estimant qu’un tel geste pourrait être interprété comme une normalisation politique prématurée avant la conclusion définitive du processus.
Le désaccord persiste également autour de la notion de « droit à l’autodétermination ». Le Maroc considère que ce principe trouve déjà sa pleine expression dans la proposition d’autonomie élargie, tandis que l’Algérie continue de défendre une interprétation plus classique de ce concept. Sur ce volet, les positions américaines ont toutefois clairement penché en faveur de l’approche marocaine.
Dans l’ensemble, ces négociations de Madrid apparaissent comme une séquence diplomatique favorable au Maroc, qui réussit à faire reconnaître son initiative comme la seule option crédible sur la table. En parvenant à structurer le débat autour de son propre cadre de référence, Rabat renforce sa position et confirme sa capacité à orienter le processus politique dans le sens de ses priorités stratégiques.
La prochaine étape à Washington s’annonce désormais décisive pour transformer ces acquis diplomatiques en avancées concrètes vers une solution politique définitive et mutuellement acceptable.
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