Exportations marocaines : le défi de la diversification au cœur des débats parlementaires
Face aux mutations de l’économie mondiale, la question des exportations marocaines s’impose comme un enjeu stratégique majeur. Lors d’une séance parlementaire, Omar Hejira a été interpellé par des conseillers sur la situation du commerce extérieur du Royaume et les défis qui pèsent sur sa compétitivité.
Les discussions ont mis en lumière un constat partagé : malgré une progression des exportations, le déficit commercial continue de susciter des inquiétudes. Plusieurs élus ont souligné que les échanges restent déséquilibrés avec certains partenaires, y compris ceux liés au Maroc par des accords de libre-échange. Cette situation alimente les interrogations sur l’efficacité de ces accords et sur la capacité du tissu productif national à en tirer pleinement profit.
Dans un contexte international incertain, marqué notamment par des tensions géopolitiques liées à la situation en Iran et aux perturbations du détroit d’Ormuz, les conseillers ont insisté sur l’urgence de diversifier les marchés d’exportation. Ils ont également plaidé pour un renforcement des exportations à forte valeur ajoutée, considérées comme un levier essentiel pour améliorer la compétitivité économique et réduire la dépendance aux importations.
Les débats ont aussi porté sur la fragilité de la structure productive nationale. Les parlementaires ont appelé à des mesures concrètes pour soutenir les petites et moyennes entreprises, encourager l’innovation et faciliter l’accès à de nouveaux débouchés internationaux. Dans ce cadre, certaines formations politiques ont insisté sur la nécessité d’adopter une approche anticipative afin de faire face aux contraintes structurelles du commerce extérieur.
En réponse, Omar Hejira a rappelé que le Maroc dispose d’un réseau de 12 accords commerciaux couvrant près de 100 pays, représentant un marché potentiel de trois milliards de consommateurs, dont une part importante en Afrique. Il a également indiqué que des discussions sont en cours avec certains partenaires, notamment la Turquie et l’Égypte, afin de corriger les déséquilibres commerciaux, affirmant que ces négociations commencent déjà à produire des შედეგats.
Le responsable gouvernemental a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés en matière de digitalisation du commerce extérieur, notamment à travers la plateforme PortNet. Ce système a permis de transformer de nombreux services en procédures numériques, de connecter plusieurs institutions et de simplifier les opérations dans les ports et aéroports du Royaume.
Selon lui, ces réformes ont contribué à améliorer significativement les délais et les coûts liés aux opérations commerciales. La durée de traitement de certaines procédures d’importation a été fortement réduite, tout comme le temps de séjour des marchandises et les délais de passage aux postes frontaliers. Des avancées qui traduisent une volonté de modernisation et de fluidification des échanges.
Toutefois, au-delà des progrès techniques, le défi de la diversification reste entier. Pour de nombreux observateurs, l’avenir des exportations marocaines dépendra de la capacité du pays à renforcer son tissu industriel, à monter en gamme et à conquérir de nouveaux marchés dans un environnement international de plus en plus compétitif.
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