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Extradition contestée : Dakar et Paris au cœur d’un bras de fer diplomatique
Les relations entre le Sénégal et la France viennent de connaître une nouvelle zone de turbulence. Dakar a réagi avec vigueur lundi à la suite de déclarations de l’ambassadrice de France, Christine Fages, au sujet de l’extradition de Madiambal Diagne, patron de presse sénégalais poursuivi dans son pays pour des affaires financières et actuellement installé en France.
Pour les autorités sénégalaises, les propos de la diplomate, qui estimait que les faits reprochés au journaliste relevaient de délits et non de crimes graves, ont été perçus comme une prise de position inappropriée. Le ministère de la Justice a dénoncé une attitude susceptible d’être reçue comme « une ingérence » dans une procédure judiciaire considérée comme particulièrement sensible à Dakar.
Cette réaction met en lumière une tension latente déjà exacerbée par la suspension, en novembre, des extraditions du Sénégal vers la France. Dakar reproche à Paris un manque de réciprocité dans le traitement de ses demandes, notamment concernant deux ressortissants poursuivis pour corruption et détournement présumé de fonds publics.
De son côté, la diplomate française a rappelé que l’État ne pouvait se substituer à la justice, affirmant que le dossier était examiné par la cour d’appel de Versailles, seule habilitée à statuer sur la demande d’extradition. En l’absence d’une décision juridictionnelle, aucune mesure n’est possible, a-t-elle insisté.
Cette affaire, qui intervient dans un contexte où les relations entre Paris et Dakar se redessinent, cristallise des enjeux bien plus larges : souveraineté judiciaire, lutte contre la corruption, protection des libertés, mais aussi perception de l’influence française en Afrique de l’Ouest.
Pour l’heure, les autorités sénégalaises indiquent qu’elles transmettront une nouvelle fois les documents requis à la justice française, espérant accélérer une procédure qui s’enlise. Paris, de son côté, maintient que le processus suit son cours et qu’il repose exclusivement sur des mécanismes juridiques indépendants.
Dans l’attente d’une décision judiciaire, l’épisode souligne combien la question des extraditions peut mettre à l’épreuve même les relations diplomatiques les plus établies.