Face à Donald Trump, la fermeté comme ligne diplomatique assumée par la France
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a défendu jeudi une posture de fermeté face au président américain Donald Trump, estimant qu’elle demeure indispensable dans un contexte international marqué par des rapports de force de plus en plus assumés. Cette déclaration intervient après un apaisement relatif des tensions autour du Groenland, au cœur d’un bras de fer diplomatique récent.
S’exprimant sur les ondes de la radio RTL, Roland Lescure a rappelé que la menace américaine d’imposer des droits de douane aux pays opposés à une éventuelle intégration du Groenland aux États-Unis avait suscité une réaction rapide et coordonnée. L’Europe, la France, l’Allemagne, mais aussi le Canada, se sont opposés fermement à cette perspective, envoyant un message clair à Washington.
Selon le ministre, cette réponse collective aurait contribué à infléchir la position de Donald Trump. « La fermeté a commencé à convaincre le président américain qu’il fallait explorer d’autres solutions que la contrainte », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de la dissuasion dans un monde où la loi du plus fort tend parfois à s’imposer.
Mercredi soir, le président américain a finalement levé la menace de sanctions commerciales, évoquant la volonté de parvenir à un accord, dont les contours restent à définir. Une évolution que Paris accueille avec prudence. Roland Lescure se dit « vigilant », tout en reconnaissant un signal encourageant. « Le mot-clé de ces dernières heures, c’est la désescalade », a-t-il déclaré.
Le ministre a par ailleurs confirmé que la France n’entendait pas rejoindre le « Conseil de la paix » proposé par Donald Trump. Paris privilégie le cadre multilatéral existant et considère que l’Organisation des Nations unies demeure l’instance légitime pour le règlement des différends internationaux.
Interrogé sur un éventuel soutien aux secteurs économiques français qui pourraient être touchés par de futures mesures protectionnistes américaines, Roland Lescure a rappelé les précédents, notamment lors des tensions commerciales avec la Chine. Si des mécanismes d’accompagnement existent, l’objectif principal reste d’éviter toute escalade.
En conclusion, le ministre a résumé la ligne défendue par l’exécutif français : face aux pressions, « il vaut mieux être ferme et dissuader que céder ».
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