Fatima Zahra Mansouri accélère les négociations sur la future majorité gouvernementale
La formation du prochain gouvernement entre dans une nouvelle phase de concertations politiques. Fatima Zahra Mansouri, coordinatrice nationale du Parti authenticité et modernité (PAM) chargée de former la future équipe gouvernementale, doit rencontrer ce lundi les dirigeants de l’Istiqlal, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS). L’objectif est de progresser sur les derniers arbitrages nécessaires à la constitution de la prochaine majorité.
Selon des sources bien informées, cette séquence intervient après deux précédentes étapes de discussions. Elle devrait notamment permettre d’avancer vers un accord sur le projet de programme gouvernemental, élaboré par une commission spéciale réunissant des représentants des quatre formations politiques.
Le programme gouvernemental au centre des discussions
Les consultations doivent réunir Mohamed Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS, Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, et Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal.
Le format de la rencontre n’a pas encore été précisé. Fatima Zahra Mansouri pourrait recevoir les trois responsables séparément, comme lors de la deuxième phase des consultations, ou organiser une réunion collective. Cette dernière hypothèse est privilégiée par certaines sources, qui y voient une occasion d’aborder simultanément les principaux dossiers liés à la formation de la majorité.
Au-delà du contenu du programme gouvernemental, les discussions devraient porter sur l’architecture du futur exécutif, la répartition des portefeuilles ministériels et les arrangements politiques relatifs à la présidence de la Chambre des représentants.
L’enjeu est désormais de parvenir à une formule de coalition suffisamment aboutie pour permettre la présentation des grandes lignes de la prochaine équipe gouvernementale.
Le calendrier budgétaire accentue la pression
L’accélération des consultations intervient à l’approche d’une échéance institutionnelle importante : le dépôt du projet de loi de finances pour l’année 2027, attendu le 20 octobre.
Cette date ajoute une contrainte au calendrier de formation du gouvernement. Les arrangements politiques et institutionnels doivent progresser suffisamment rapidement pour permettre au nouvel exécutif d’entrer en fonction et d’engager la procédure législative relative au budget dans les délais prévus.
La proximité de cette échéance donne ainsi une importance particulière aux discussions en cours entre les formations politiques concernées.
L’élection du président de la Chambre prévue mardi
En parallèle des négociations gouvernementales, la Chambre des représentants a fixé au mardi 13 octobre 2026, à 15 heures, la séance plénière consacrée à l’élection de son nouveau président, au cours de la première moitié de la 12e législature.
Dans un communiqué signé par son président provisoire, Abdelaziz Aba, l’institution précise que la convocation des députés et députées s’appuie sur l’article 62 de la Constitution et l’article 48 du règlement intérieur de la Chambre des représentants.
Cette séquence parlementaire intervient après l’ouverture officielle du Parlement par SM le Roi Mohammed VI, le vendredi 9 octobre.
Abdellatif Ouahbi en tête des discussions au PAM
La désignation du futur président de la Chambre fait également l’objet d’arbitrages politiques. Selon des sources dirigeantes, Abdellatif Ouahbi serait actuellement le principal nom évoqué au sein du PAM pour cette fonction.
Son expérience parlementaire et gouvernementale pèserait dans les discussions. Il a notamment dirigé le groupe parlementaire du parti et la commission de la justice et de la législation, avant d’occuper le poste de ministre de la Justice, où il a supervisé la préparation et la présentation de plusieurs projets de loi.
Le poste de premier vice-président de la Chambre pourrait, quant à lui, revenir à Ahmed Touizi. Son expérience à la tête du groupe parlementaire du PAM et son rôle dans la gestion de ses activités au Parlement figureraient parmi les éléments pris en considération.
Entre les négociations sur le programme gouvernemental, les arbitrages sur les postes ministériels et la préparation de l’élection du président de la Chambre, les prochains jours s’annoncent déterminants pour la mise en place des nouvelles institutions et l’organisation de la majorité parlementaire.
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