Feyrouz endeuillée : disparition de Hali Rahbani, deuxième fils de l’icône libanaise
Le monde arabe de la culture est à nouveau en deuil. Feyrouz, monument vivant de la chanson orientale, traverse une nouvelle épreuve avec la disparition de son fils Hali Rahbani, survenue quelques mois seulement après la mort de son frère Ziad Rahbani. Une succession de pertes qui bouleverse profondément l’univers artistique libanais et ravive l’émotion autour de l’une des familles les plus emblématiques de la scène musicale du Liban.
Né en 1958, Hali Rahbani s’est éteint à l’âge de soixante-sept ans. Fragilisé dès l’enfance par une méningite, il avait grandi loin de l’exposition médiatique qui entourait d’autres membres de la dynastie Rahbani, mais restait une figure respectée dans le cercle familial et artistique. Sa disparition marque un nouveau chapitre douloureux pour Feyrouz, déjà frappée par plusieurs drames intimes.
Une famille indissociable de l’histoire culturelle libanaise
Feyrouz avait eu quatre enfants avec son époux, le compositeur et pionnier du théâtre musical arabe Assi Rahbani. À côté de Ziad et Hali, la chanteuse est aussi la mère de Layal, disparue en 1988 à l’âge de 28 ans, et de Rima, qui veille aujourd’hui encore sur l’héritage artistique de sa mère.
La famille Rahbani a façonné durant des décennies l’identité musicale et scénique du Liban, mêlant poésie, théâtre, engagement et modernité. Si Assi et son frère Mansour ont posé les fondations de cette école unique, Ziad Rahbani en avait incarné la branche la plus libre et la plus audacieuse.
Le souvenir encore vif de Ziad Rahbani
Le décès de Hali survient dans un contexte encore marqué par la perte de Ziad Rahbani, disparu le 25 juillet 2025 à l’âge de 69 ans. Compositeur, pianiste, dramaturge et intellectuel engagé, Ziad avait profondément renouvelé la musique arabe contemporaine, brisant les codes, mêlant jazz, satire politique et écriture incisive. Sa disparition avait suscité une vague d’hommages au Liban et bien au-delà, saluant une voix indocile que certains redoutaient et que beaucoup considéraient comme irremplaçable.
Une icône face à l’épreuve du temps
À travers ces deuils successifs, c’est aussi toute une génération qui mesure le poids du temps sur ses mythes fondateurs. Feyrouz, dont la voix accompagne depuis plus de soixante ans les matins et les mémoires du monde arabe, incarne désormais non seulement un patrimoine artistique, mais aussi une histoire familiale traversée par des joies créatrices et de lourdes blessures.
La disparition de Hali Rahbani rappelle, dans une grande pudeur, la dimension profondément humaine qui se cache derrière les légendes. Et ravive, chez les admirateurs de Feyrouz, un sentiment mêlé de tristesse et de gratitude pour une famille qui aura tant donné à la culture arabe.
-
23:03
-
22:44
-
22:31
-
22:09
-
21:44
-
21:31
-
20:44
-
20:30
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:44
-
17:30
-
17:15
-
17:05
-
17:00
-
16:54
-
16:45
-
16:32
-
16:30
-
16:26
-
16:20
-
16:15
-
16:11
-
16:00
-
15:45
-
15:39
-
15:35
-
15:30
-
15:21
-
15:15
-
15:10
-
15:01
-
15:00
-
14:47
-
14:30
-
14:15
-
14:08
-
14:05
-
14:00
-
13:44
-
13:31
-
13:20
-
13:15
-
13:08
-
13:03
-
12:44
-
12:31
-
12:24
-
12:24
-
12:15
-
12:14
-
12:03
-
12:01
-
12:00
-
11:44
-
11:32
-
11:31
-
11:27
-
11:27
-
11:17
-
11:15
-
11:07
-
11:02
-
10:44
-
10:31
-
10:15
-
10:14
-
10:10
-
10:02
-
10:00
-
09:47
-
09:46
-
09:45
-
09:30
-
09:16
-
09:15
-
09:10
-
09:10
-
09:00
-
08:45
-
08:42
-
08:36
-
08:30
-
08:15
-
08:12
-
08:07
-
08:00