FIFA : Gianni Infantino cherche des soutiens en Amérique du Sud après l’abandon de son projet controversé
La crise qui secoue la FIFA n’empêche pas Gianni Infantino de maintenir des appuis sur la scène sud-américaine. Présent vendredi à Cali, en Colombie, le président de l’instance mondiale a affiché une image d’unité aux côtés de plusieurs responsables du football régional, alors que son projet controversé d’ouverture du capital à des investisseurs privés continue de provoquer de fortes tensions, notamment en Europe.
Une visite colombienne sur fond de tensions
Gianni Infantino s’est rendu à Cali à l’occasion de l’investiture du nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella. Sa présence dans le pays intervient quelques jours après l’abandon d’un projet qui avait profondément divisé le monde du football.
Le projet prévoyait la création de FIFA Forward Enterprise, une structure commerciale destinée à regrouper une partie des activités commerciales et opérationnelles liées aux grandes compétitions de la FIFA. L’initiative devait notamment permettre l’entrée d’investisseurs privés au capital de cette nouvelle entité. Face à l’ampleur de l’opposition, Gianni Infantino a finalement renoncé au projet au début du mois d’août.
Cette volte-face n’a toutefois pas suffi à apaiser les tensions. L’UEFA maintient sa contestation et considère que le retrait du projet ne règle pas les interrogations de fond concernant la gouvernance de la FIFA et la manière dont l’initiative a été préparée. La confédération européenne a ainsi conservé sa menace de boycott des compétitions de la FIFA.
Une image d’unité avec les dirigeants sud-américains
À Cali, le président de la FIFA a néanmoins bénéficié d’un accueil beaucoup plus favorable. La Fédération colombienne de football a notamment diffusé des images de Gianni Infantino aux côtés de son président, Ramón Jesurún, ainsi que d’Alejandro Domínguez, président de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL).
Cette séquence intervient alors que les soutiens à Infantino apparaissent de plus en plus importants dans certaines régions du football mondial. Selon les analyses publiées ces derniers jours, le président de la FIFA conserve notamment des relais en Afrique et dans plusieurs autres confédérations, malgré l’hostilité affichée par une partie du football européen.
Le déplacement colombien prend ainsi une dimension politique pour le dirigeant italo-suisse : au-delà de la cérémonie officielle, il lui permet de montrer que son autorité ne se limite pas à ses soutiens au siège de la FIFA à Zurich.
Le football comme message d’unité
Lors d’un événement destiné aux enfants dans un complexe sportif de Cali, Gianni Infantino a choisi de mettre l’accent sur les valeurs fédératrices du football. Il a insisté sur la capacité du sport à rassembler les jeunes générations, dans un contexte où l’image de la gouvernance internationale du football est particulièrement fragilisée.
Ce discours intervient alors que la FIFA tente de tourner la page de la controverse liée à son projet commercial. L’organisation avait défendu l’initiative comme un moyen de renforcer ses capacités financières et d’augmenter les ressources consacrées au développement du football dans ses associations membres. Mais la perspective d’une participation d’investisseurs privés dans une structure liée aux compétitions phares de la FIFA a suscité une réaction particulièrement vive de l’UEFA.
Une réélection désormais sous pression
La prochaine échéance électorale constitue un autre enjeu majeur pour Gianni Infantino. Alors que l’élection présidentielle de la FIFA est prévue en mars 2027, sa position apparaît aujourd’hui plus exposée qu’elle ne l’était avant le déclenchement de la controverse.
Le président sortant reste, à ce stade, le seul candidat déclaré à sa succession, mais la contestation européenne et les débats internes à la FIFA pourraient modifier le rapport de forces dans les prochains mois.
En Colombie, l’image d’un Infantino entouré de responsables sud-américains contraste donc fortement avec la crise institutionnelle qui persiste autour de son leadership. La séquence de Cali illustre une réalité devenue centrale pour la FIFA : si le projet d’ouverture aux investisseurs privés a été abandonné, la bataille politique autour de la gouvernance du football mondial, elle, est loin d’être terminée.
-
23:45
-
23:30
-
23:15
-
23:00
-
22:45
-
22:30
-
22:15
-
22:00
-
21:45
-
21:30
-
21:15
-
21:00
-
20:45
-
20:30
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:19
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:39
-
16:30
-
16:20
-
16:15
-
16:15
-
16:07
-
16:04
-
16:00
-
16:00
-
15:56
-
15:50
-
15:49
-
15:45
-
15:45
-
15:36
-
15:35
-
15:30
-
15:27
-
15:19
-
15:19
-
15:19
-
15:15
-
15:04
-
15:02
-
15:00
-
15:00
-
14:54
-
14:48
-
14:45
-
14:30
-
14:24
-
14:15
-
14:04
-
13:44
-
13:31
-
13:15
-
13:09
-
12:44
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:51
-
11:45
-
11:45
-
11:36
-
11:36
-
11:30
-
11:15
-
11:07
-
11:00
-
10:45
-
10:30
-
10:15
-
10:09
-
09:44
-
09:30
-
09:15
-
09:00
-
08:45
-
08:30
-
08:23
-
08:15
-
08:10
-
08:00
-
07:54
-
07:50
-
07:45
-
07:30
-
07:15
-
07:00
-
06:52
-
06:28