France : la consommation soutient une croissance de 0,9 % du PIB en 2025
L’économie française a enregistré une croissance de 0,9 % en 2025, selon les données publiées vendredi par Institut national de la statistique et des études économiques. Un résultat conforme aux anticipations des économistes et supérieur à la prévision initiale du gouvernement, qui tablait sur 0,7 %, dans un contexte marqué par un net ralentissement de l’activité au dernier trimestre de l’année.
Après un troisième trimestre plus dynamique (+0,5 %), la progression du produit intérieur brut a fléchi au quatrième trimestre, limité à +0,2 %. Cette décélération confirme une tendance observée sur plusieurs mois, dans une économie confrontée à une visibilité réduite sur l’investissement et à des ajustements importants des stocks. Sur l’ensemble de l’année, la performance de 2025 s’inscrit néanmoins dans une trajectoire encore positive, après une croissance de 1,1 % en 2024 et de 1,6 % en 2023.
Dans le détail, la demande intérieure hors variations de stocks a continué de soutenir l’activité au dernier trimestre, malgré un essoufflement de l’investissement. Celui-ci a progressé de seulement 0,2 %, contre 0,7 % au trimestre précédent, traduisant une prudence accrue des entreprises. À l’inverse, la consommation des ménages a montré des signes de reprise, avec une hausse de 0,3 % après 0,1 % à l’été, contribuant positivement à la croissance trimestrielle.
Le commerce extérieur a également joué un rôle déterminant en fin d’année. Sa contribution au PIB est redevenue positive au quatrième trimestre, grâce à un net recul des importations (-1,7 %) qui a compensé le ralentissement marqué des exportations (+0,9 % après +3,2 %). Ce mouvement traduit à la fois un ajustement de la demande intérieure et un contexte international moins porteur pour les ventes françaises à l’étranger.
À l’inverse, les variations de stocks ont pesé lourdement sur la croissance, retranchant un point de PIB au dernier trimestre, après une contribution déjà négative à l’été. Selon l’Insee, ce phénomène peut refléter soit une demande plus forte qu’anticipé, incitant les entreprises à puiser dans leurs réserves, soit une stratégie plus défensive face aux incertitudes économiques.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la demande intérieure a apporté une contribution de +0,7 point à la croissance, en légère amélioration par rapport à 2024, portée principalement par la consommation des ménages et des administrations publiques. L’investissement, en revanche, est resté quasi stable, après avoir pesé négativement l’année précédente. Le commerce extérieur, qui avait soutenu l’activité en 2024, a cette fois contribué négativement (-0,5 point), tandis que les stocks ont joué un rôle de rattrapage positif.
Au final, la croissance de 0,9 % en 2025 reflète une économie française résiliente mais en phase de ralentissement structurel. La dynamique de la consommation apparaît comme un pilier central, tandis que l’investissement et les échanges internationaux demeurent des variables clés pour la trajectoire de l’activité en 2026.
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