France : les lycées sous tension avant une nouvelle journée de mobilisation
La mobilisation dans les lycées français entre dans une nouvelle phase de tension. Ce lundi 5 octobre, entre 400 et 500 établissements sur les quelque 3.700 que compte le pays doivent connaître une fermeture totale ou partielle, selon les chiffres communiqués par le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray. Cette mesure intervient à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation appelée par plusieurs organisations syndicales.
Le mouvement, né en région parisienne à la mi-septembre autour de revendications liées aux conditions d’enseignement, s’est progressivement étendu à d’autres territoires. La semaine écoulée a été marquée par des blocages, des dégradations et plusieurs affrontements avec les forces de l’ordre.
Plus de 160 lycées concernés en Île-de-France
La région parisienne concentre une part importante des fermetures annoncées. Plus de 160 établissements franciliens, soit plus d’un tiers des lycées de la région, doivent rester fermés lundi, selon les données communiquées par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.
Le ministère justifie ces mesures par des considérations de sécurité. Selon Edouard Geffray, les conditions nécessaires à l’accueil des élèves ne sont pas réunies dans plusieurs centaines d’établissements.
La situation intervient alors que les revendications des lycéens portent principalement sur les moyens accordés aux établissements. Parmi les sujets régulièrement évoqués figurent l’état des infrastructures, la surcharge de certaines classes, le remplacement des enseignants absents ainsi que les inégalités perçues dans l’accès à l’enseignement supérieur à travers Parcoursup.
Un mouvement qui s’est durci
Après un démarrage principalement centré sur les établissements scolaires de la région parisienne, la mobilisation a gagné en intensité au cours des derniers jours.
Le gouvernement fait état de 5.000 interpellations depuis le début du mouvement, dont environ 85 % concernent des mineurs. Les autorités recensent également 24 établissements qui auraient été incendiés ou fortement dégradés ainsi que 78 membres du personnel de l’Éducation nationale blessés.
Le ministre de l’Éducation affirme que les violences impliquent généralement des personnes extérieures aux établissements concernés. Le gouvernement considère désormais qu’une partie du mouvement a évolué vers des épisodes de violences urbaines.
Cette lecture est contestée par plusieurs syndicats et associations, dont la Ligue des droits de l’Homme, qui dénoncent une réponse qu’ils jugent disproportionnée face aux mobilisations lycéennes.
Les syndicats appellent à la mobilisation
La journée de mardi s’annonce particulièrement suivie. Une large intersyndicale de l’Éducation nationale a appelé à participer aux rassemblements prévus dans plusieurs villes.
La CGT a également annoncé son soutien aux lycéens et indiqué vouloir contribuer à la sécurisation des manifestations. Le syndicat appelle par ailleurs les salariés du secteur de l’énergie engagés dans un mouvement de grève à rejoindre les mobilisations.
À gauche, les réactions restent partagées entre condamnation des violences et soutien aux revendications exprimées par les élèves. La France insoumise a notamment déclaré déplorer les débordements tout en reprochant au gouvernement de réduire le mouvement à ses épisodes les plus violents.
D’autres responsables politiques ont également appelé les adultes, enseignants et salariés à soutenir les lycéens afin que leurs revendications restent au centre du débat.
Les appels à une « semaine noire » se multiplient
Sur les réseaux sociaux, des appels à multiplier les blocages tout au long de la semaine ont pris de l’ampleur. Certains messages évoquent déjà une « semaine noire », avec l’objectif de maintenir la pression sur les pouvoirs publics.
Les autorités cherchent parallèlement à limiter les rassemblements autour des établissements considérés comme sensibles. Dans plusieurs villes, des interdictions de manifester ont ainsi été annoncées.
À Nancy, par exemple, la préfecture a interdit les manifestations dans l’ensemble du centre-ville à partir de lundi matin et jusqu’à mercredi.
Ces restrictions interviennent dans un contexte particulièrement tendu, alors que les pouvoirs publics cherchent à éviter de nouveaux affrontements tout en permettant la continuité de l’enseignement.
Le gouvernement promet des premières réponses
Face à la contestation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de travailler sur plusieurs mesures destinées à répondre aux revendications exprimées par les lycéens.
Une feuille de route transmise aux ministres prévoit notamment cinq chantiers construits à partir des sujets remontés par les conseils académiques de la vie lycéenne. Les premières décisions sont annoncées avant la fin du mois.
L’exécutif souhaite également que les cours puissent reprendre partout où les conditions de sécurité le permettent.
La journée de mardi constituera ainsi un nouveau test pour les autorités comme pour les organisations mobilisées. Entre revendications sur les conditions d’enseignement, inquiétudes concernant la sécurité et multiplication des appels au blocage, le mouvement lycéen s’impose désormais comme l’un des principaux foyers de tension sociale en France.
-
10:50
-
10:45
-
10:45
-
10:38
-
10:34
-
10:30
-
10:29
-
10:25
-
10:15
-
10:00
-
09:55
-
09:52
-
09:45
-
09:44
-
09:44
-
09:39
-
09:30
-
09:28
-
09:22
-
09:19
-
09:15
-
09:03
-
09:00
-
08:58
-
08:45
-
08:42
-
08:38
-
08:33
-
08:30
-
08:15
-
08:15
-
08:01
-
08:00
-
23:44
-
23:31
-
23:00
-
22:45
-
22:30
-
22:15
-
22:09
-
21:45
-
21:30
-
21:15
-
21:09
-
20:45
-
20:31
-
20:15
-
20:00
-
19:40
-
19:30
-
19:15
-
19:09
-
18:44
-
18:31
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:31
-
17:30
-
17:27
-
17:22
-
17:20
-
17:19
-
17:15
-
17:15
-
17:10
-
17:09
-
17:06
-
17:03
-
17:00
-
16:57
-
16:53
-
16:51
-
16:46
-
16:44
-
16:43
-
16:43
-
16:42
-
16:36
-
16:34
-
16:31
-
16:30
-
16:28
-
16:27
-
16:24
-
16:19
-
16:16
-
16:15
-
16:13
-
16:09
-
16:09
-
16:00
-
15:44
-
15:43
-
15:32
-
15:31
-
15:15
-
15:14
-
15:09
-
15:06