Frappes au Venezuela : Donald Trump revendique le pouvoir d’agir sans l’aval du Congrès
Donald Trump a affirmé jeudi qu’il n’avait pas besoin de l’autorisation du Congrès américain pour mener d’éventuelles frappes contre le Venezuela, relançant le débat constitutionnel sur les pouvoirs de guerre du président des États-Unis. Interrogé sur une possible demande de feu vert parlementaire pour des opérations terrestres, le chef de l’exécutif a assuré qu’il n’y était pas tenu, évoquant notamment le risque de fuites d’informations sensibles.
Le président américain a justifié sa position en mettant en cause la capacité des élus à préserver la confidentialité des décisions militaires. Selon lui, informer le Congrès en amont pourrait compromettre la sécurité des opérations. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump menace régulièrement de lancer des actions armées contre le Venezuela, dans le cadre de sa lutte contre les cartels de drogue qu’il accuse d’opérer depuis ce pays.
Depuis plusieurs mois, les États-Unis mènent déjà des frappes ciblées contre des embarcations soupçonnées de trafic de stupéfiants dans les Caraïbes et le Pacifique. Ces opérations, qui auraient causé au moins 99 morts selon des sources publiques, font l’objet de vives critiques quant à leur légalité, certains observateurs estimant qu’elles s’apparentent à des actions militaires menées hors de tout cadre juridique clairement établi.
Au Congrès, les réactions sont contrastées. Des élus démocrates, mais aussi certains membres de la majorité présidentielle, estiment que le président ne dispose pas de l’autorité légale pour lancer une intervention terrestre sans approbation parlementaire. Ils rappellent que toute opération militaire d’envergure devrait être soumise au vote des représentants et des sénateurs. Malgré ces réserves, la Chambre des représentants, à majorité républicaine, a rejeté cette semaine deux propositions visant à encadrer juridiquement les frappes contre le Venezuela, tandis que des initiatives similaires ont échoué au Sénat.
Lors des débats, plusieurs parlementaires ont souligné l’absence de menace imminente justifiant une telle action. Ils ont notamment rappelé que certaines cibles visées se trouvaient loin du territoire américain et ne représentaient pas un danger direct pour la sécurité nationale des États-Unis.
De son côté, l’administration Trump défend une interprétation élargie des pouvoirs présidentiels. Elle affirme que ces frappes s’inscrivent dans le cadre d’un « conflit armé » contre des cartels de drogue qualifiés d’« organisations terroristes étrangères », ce qui permettrait au président d’agir sans déclaration formelle de guerre.
Selon la Constitution américaine, le président est bien le commandant en chef des forces armées, mais seul le Congrès détient le pouvoir de déclarer officiellement la guerre. Dans la pratique, toutefois, les présidents américains s’appuient depuis plusieurs décennies sur des résolutions parlementaires, telles que l’Autorisation d’utilisation de la force militaire, adoptée notamment après les attentats du 11 septembre et toujours en vigueur. Une situation qui continue d’alimenter les tensions entre l’exécutif et le législatif sur la conduite des opérations militaires à l’étranger.
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