Frappes russes meurtrières en Ukraine : Trump durcit le ton, Moscou reste inflexible
Mercredi, une frappe russe a frappé une zone commerciale dans l’est de l’Ukraine, causant au moins deux morts et une vingtaine de blessés, selon les autorités locales. Cette attaque survient alors que le président américain Donald Trump a récemment lancé un ultimatum de 50 jours à Moscou pour mettre fin à la guerre, sous peine de sanctions sévères. Malgré cet avertissement, les bombardements russes se poursuivent sans relâche.
Vadym Filachkine, gouverneur de la région de Donetsk, a dénoncé sur Telegram la nature délibérée de cette attaque : « Les Russes ont une nouvelle fois pris pour cible une zone très fréquentée, un centre commercial en plein centre-ville, utilisant une bombe aérienne de 500 kg ». Les secours recherchent toujours d’éventuels survivants coincés sous les décombres à Dobropillia, ville située à une vingtaine de kilomètres du front est où les combats restent particulièrement intenses.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié cette attaque « d’horrible », soulignant que ces frappes ne répondent à aucune logique militaire et visent uniquement à maximiser les pertes civiles.
Lundi dernier, Donald Trump a haussé le ton en imposant un ultimatum à Moscou et en annonçant un renforcement massif de l’aide militaire à Kiev via l’OTAN. Pourtant, les frappes russes ont continué, notamment une attaque nocturne impliquant près de 400 drones explosifs, dont la majorité a été interceptée par la défense aérienne ukrainienne.
Dans d’autres régions, comme Nikopol, une femme a été tuée par des tirs d’artillerie russes, et plusieurs blessés ont été recensés. Parallèlement, en Russie même, un drone ukrainien a frappé la ville de Voronej, provoquant la mort d’une personne, illustrant l’élargissement du conflit.
Cette intensification des opérations militaires intervient dans un contexte politique compliqué. Donald Trump, longtemps critique vis-à-vis du soutien américain à l’Ukraine et proche de Vladimir Poutine, affiche désormais une position plus ferme face au refus russe de négocier un cessez-le-feu. Le commandant en chef des forces ukrainiennes, Oleksandre Syrsky, a aussi renforcé ses liens avec l’OTAN, témoignant d’un soutien accru des alliés occidentaux.
Sur le plan intérieur, l’Ukraine prépare un remaniement gouvernemental important visant à renforcer la gestion du pays après plus de trois ans et demi d’invasion russe. Le parlement a accepté la démission du gouvernement actuel, ouvrant la voie à la nomination prochaine d’une nouvelle équipe dirigée par Ioulia Svyrydenko.
Alors que la guerre continue de faire rage, l’équilibre fragile entre pression diplomatique, renforcement militaire et volonté politique reste au cœur des enjeux pour l’avenir de l’Ukraine.
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