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Friedrich Merz à Jérusalem : un soutien réaffirmé à Israël malgré les tensions autour de Gaza
En visite officielle en Israël, le chancelier allemand Friedrich Merz a réaffirmé dimanche l’engagement « immuable » de l’Allemagne en faveur de la sécurité d’Israël. Depuis le mémorial de la Shoah, Yad Vashem, à Jérusalem, le dirigeant allemand a insisté sur la responsabilité historique de son pays et la nécessité de préserver une relation stratégique mise à l’épreuve par la guerre à Gaza.
Arrivé samedi pour son premier déplacement diplomatique en Israël depuis sa prise de fonctions, Friedrich Merz s’est rendu au mémorial Yad Vashem avant d’entamer une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de plus en plus isolé sur la scène internationale. « L’Allemagne doit défendre l’existence et la sécurité d’Israël. Cela restera à jamais inscrit dans le lien qui nous unit », a déclaré le chancelier, rappelant l’extermination de six millions de juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Cette visite intervient dans un contexte délicat. L’embargo partiel sur les exportations d’armes décidé par Berlin en août, en réaction à l’intensification des frappes israéliennes sur Gaza, avait profondément irrité les autorités israéliennes, malgré sa levée fin novembre à la faveur du cessez-le-feu instauré le 10 octobre. Merz reconnaît que « les actions de l’armée israélienne à Gaza ont posé quelques dilemmes », tout en affirmant qu’il n’existe « aucune divergence fondamentale » entre les deux pays.
Lors de son arrivée à Tel-Aviv, il a été accueilli par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, qui l’a qualifié d’« ami d’Israël ». Dans la soirée, il a rencontré le président Isaac Herzog, réaffirmant que « se tenir au côté d’Israël fait partie du noyau essentiel de la politique allemande ».
Au cœur des discussions avec Netanyahu figure la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, prévue dans le cadre du plan présenté par le président américain Donald Trump. Cette étape prévoit notamment le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force internationale et le retrait progressif de l’armée israélienne. Mais le cessez-le-feu reste fragile, les deux camps s’accusant régulièrement de violations.
Friedrich Merz a également multiplié les contacts diplomatiques avant son arrivée en Israël. Il a appelé Mahmoud Abbas afin de l’exhorter à entreprendre des réformes indispensables pour jouer un rôle dans l’après-guerre. Il a également salué « l’attitude coopérative » de l’Autorité palestinienne vis-à-vis du plan Trump, tout en réaffirmant l’appui de Berlin à une solution à deux États, rejetée par le gouvernement Netanyahu.
Une étape supplémentaire de son déplacement s’est déroulée en Jordanie, à Aqaba, où Merz a rencontré le roi Abdallah II. Ce dernier a plaidé pour l’application complète des mesures permettant de mettre fin à la guerre et d’acheminer davantage d’aide humanitaire à Gaza, tout en mettant en garde contre une aggravation des violences en Cisjordanie.
Le Premier ministre israélien attend désormais beaucoup de cette visite. « Netanyahu espère un signal fort de soutien continu », souligne Michael Rimmel, directeur à Jérusalem de la Fondation Konrad-Adenauer, proche des chrétiens-démocrates allemands. Pour Berlin, ce déplacement vise à restaurer une confiance mise à mal, tout en cherchant à peser dans les discussions sur l’avenir de Gaza et la stabilisation de la région.