Gaz naturel liquéfié : la Turquie se positionne sur le projet stratégique du terminal flottant de Nador West Med
La Turquie affiche une ambition claire : jouer un rôle de premier plan dans la procédure de présélection lancée par le Maroc pour l’affrètement d’une unité flottante de stockage et de regazéification du gaz naturel liquéfié (GNL) au port de Nador West Med. Depuis l’ouverture de cet appel international, les milieux industriels et maritimes turcs se mobilisent afin de placer leurs entreprises en bonne position sur un projet énergétique appelé à structurer durablement l’approvisionnement gazier du nord du Royaume.
Cette mobilisation s’appuie sur plusieurs documents officiels émanant d’institutions turques, qui témoignent de l’attention particulière portée à l’initiative marocaine. Une circulaire diffusée début janvier par les unions des exportateurs d’Istanbul à destination des acteurs du secteur naval et des services maritimes fait état de l’ouverture, par le ministère marocain de la Transition énergétique et du Développement durable, d’une procédure de présélection pour la location à temps d’une unité flottante de stockage et de regazéification destinée à être amarrée à Nador West Med.
Selon ces informations, l’unité aura pour mission d’assurer la réception du GNL, son stockage temporaire et sa transformation en gaz avant son injection dans les réseaux terrestres. Les documents soulignent également que le port de Nador West Med a été réalisé par un consortium comprenant des entreprises turques, un élément perçu à Ankara comme un atout pour les opérateurs nationaux souhaitant se positionner sur ce nouveau chantier.
En cours de réalisation sur la façade méditerranéenne, le port de Nador West Med devrait entrer en service au second semestre 2026. D’après les autorités marocaines, cette infrastructure de grande profondeur offrira près de 800 hectares dédiés aux activités industrielles, avec des extensions futures susceptibles de porter la superficie totale à environ 5 000 hectares. À terme, elle ambitionne de devenir l’un des principaux pôles portuaires et industriels du pays, aux côtés de Tanger Med et de Jorf Lasfar.
Le complexe portuaire accueillera le premier terminal marocain de GNL, reposant précisément sur l’unité flottante objet de la procédure de présélection. Celle-ci sera reliée par gazoduc aux zones industrielles du nord-ouest, dans un contexte de diversification du mix énergétique national et de réduction progressive de la dépendance au charbon. Le site est également appelé à intégrer, à moyen terme, des installations dédiées à l’exportation d’hydrogène vert, dès que cette filière entrera en phase de production.
Les documents turcs insistent sur la dimension structurante du projet, qui dépasse le simple affrètement d’un navire. D’autres infrastructures devraient en effet être développées pour assurer le transport du gaz depuis la région de Nador vers l’intérieur du pays, dessinant un dispositif énergétique d’envergure nationale.
Une note émanant du bureau du conseiller commercial de Turquie à Rabat détaille par ailleurs les obligations techniques susceptibles d’incomber à l’opérateur retenu. Celui-ci pourrait être chargé de la réalisation de tout ou partie des équipements de surface, incluant notamment les interfaces de quai, les systèmes de raccordement et les équipements associés, appelés à être remis aux institutions publiques marocaines avant la mise en service effective.
Côté marocain, les autorités précisent que la procédure de présélection vise à restreindre l’accès à la phase suivante aux candidats présentant des garanties solides sur les plans technique, financier et opérationnel. L’unité flottante devra répondre à des exigences strictes en matière de capacité de stockage, de débit de regazéification, de sécurité et de compatibilité avec les installations portuaires.
Les échéances sont désormais connues : les entreprises intéressées peuvent obtenir les documents nécessaires jusqu’à la fin du mois de janvier, tandis que les dossiers de candidature devront être déposés avant le 30 janvier à 14 h, heure de Rabat. Une étape décisive pour un projet stratégique où la concurrence internationale, et notamment turque, s’annonce particulièrement active.
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