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Gaza : le Conseil de sécurité valide le plan de paix de Donald Trump

Mardi 18 Novembre 2025 - 07:43
Gaza : le Conseil de sécurité valide le plan de paix de Donald Trump

Sous pression des États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, lundi, la résolution soutenant le plan de paix présenté par Donald Trump pour Gaza. Treize membres ont voté pour, tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues, permettant l’adoption du texte. Le président américain s’est félicité de l’une « des approbations les plus importantes de l’histoire des Nations Unies ».

Ce plan, déjà appliqué de manière partielle depuis le cessez-le-feu fragile en vigueur depuis le 10 octobre, vise à stabiliser le territoire palestinien après plus de deux ans de conflit meurtrier entre Israël et le Hamas.

Une gouvernance transitoire jusqu’en 2027

La résolution, consultée par l’AFP, prévoit la création d’un « Comité de la paix », organe de transition chargé de superviser la gouvernance de Gaza jusqu’au 31 décembre 2027, en attendant une réforme de l’Autorité palestinienne. Fait inédit, ce comité doit être présidé par Donald Trump lui-même.

Le texte autorise également le déploiement d’une Force internationale de stabilisation (ISF), chargée notamment de sécuriser les frontières avec Israël et l’Égypte, de démilitariser Gaza, de désarmer les groupes armés, de protéger les civils et d’encadrer la formation d’une future police palestinienne. La composition de cette force n’a toutefois pas été précisée.

Contrairement aux premières versions de la résolution, le texte mentionne désormais la possibilité d’un chemin vers un État palestinien, une fois la réforme de l’Autorité palestinienne menée à terme.

Des réactions contrastées

Le Hamas a rejeté la résolution, dénonçant un texte qui « ne répond pas aux droits politiques et humains » des Palestiniens et impose « un mécanisme de tutelle internationale » sur Gaza.

Israël, pour sa part, a réaffirmé son opposition catégorique à la création d’un État palestinien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté sur le refus de « tout État palestinien, sur quelque territoire que ce soit ». Son ambassadeur à l’ONU, Danny Danon, a rappelé les priorités d’Israël : rendre les corps des trois derniers otages toujours à Gaza et garantir la démilitarisation du Hamas.

La France a voté pour, estimant que la résolution répond aux besoins urgents des populations et soutient les efforts actuels pour la paix. Paris a notamment veillé à inclure des références explicites à la perspective d’un État palestinien.

Human Rights Watch a tenu à rappeler que cette résolution ne modifie en rien les obligations d’Israël et de ses alliés en matière de respect du droit international humanitaire.

Les réticences russes

La Russie, qui avait déposé un texte concurrent, a regretté que le Conseil « donne son aval à une initiative américaine » sans garanties suffisantes sur la solution à deux États. L’ambassadeur Vassili Nebenzia a critiqué le fait que le Comité de la paix donne, selon lui, « un contrôle total » à Washington sur la bande de Gaza.

Plusieurs autres membres du Conseil ont fait part de leurs réserves, jugeant floues les responsabilités exactes du Comité de la paix et de la future force internationale.

Washington met la pression

Dans les heures précédant le vote, les États-Unis ont intensifié leurs efforts diplomatiques, affirmant qu’un rejet du texte équivaudrait à « un retour à la guerre ». Ils ont aussi mis en avant le soutien des pays arabes et musulmans : Qatar, Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Indonésie, Pakistan, Jordanie, Turquie.

L’adoption de la résolution est perçue comme un pas important dans la consolidation du cessez-le-feu, même si son application reste largement incertaine sur le terrain.



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