Gaza : le Hamas se dit prêt à transférer la gouvernance et conditionne le processus à la réouverture de Rafah
Un signal politique rare dans un contexte de blocage prolongé. Le Hamas a annoncé, mercredi, être disposé à transférer l’ensemble des responsabilités administratives de la bande de Gaza, évoquant un processus déjà préparé sur le plan technique et organisationnel. Cette déclaration intervient alors que les discussions autour de l’avenir institutionnel du territoire s’intensifient, sur fond de pressions diplomatiques et de crise humanitaire persistante.
Une disponibilité affichée pour un changement de gouvernance
S’exprimant depuis la bande de Gaza, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a affirmé que des mécanismes concrets avaient été mis en place en vue d’un passage de relais. Protocoles, dossiers administratifs et structures de coordination seraient, selon lui, prêts à être activés afin d’assurer un transfert « complet » de la gouvernance, couvrant l’ensemble des secteurs civils.
Cette transition s’inscrirait dans le cadre d’un dispositif institutionnel destiné à gérer l’administration du territoire dans une phase post-conflit, à travers un comité chargé de prendre en main les affaires courantes et la reconstruction.
Rafah, point de passage stratégique
Toutefois, le mouvement palestinien pose une condition centrale : la réouverture totale du poste-frontière de Rafah, au sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l’Égypte. Selon Hazem Qassem, la mise en œuvre du processus de transfert dépend directement de la capacité des membres du comité administratif à accéder librement au territoire.
Il a appelé à un fonctionnement du passage « dans les deux sens » et « sans entraves », soulignant que toute restriction compromettrait la possibilité d’installer une nouvelle structure de gouvernance opérationnelle.
Un enjeu politique et humanitaire
Le poste-frontière de Rafah constitue aujourd’hui l’un des rares points de connexion de Gaza avec l’extérieur qui ne soit pas directement contrôlé par Israël. Sa réouverture complète est perçue à la fois comme un levier politique et comme un élément déterminant pour l’acheminement de l’aide, la circulation des personnes et la mise en place de toute architecture administrative alternative.
Dans un territoire largement dévasté, la question de la gouvernance dépasse le cadre institutionnel. Elle conditionne la relance des services essentiels, la coordination de l’aide internationale et les perspectives de reconstruction.
Une déclaration qui s’inscrit dans une phase d’incertitude
Cette prise de position du Hamas intervient dans un contexte de recomposition diplomatique, où plusieurs scénarios sont évoqués pour l’administration future de Gaza. Si aucune feuille de route opérationnelle n’a encore été rendue publique par les acteurs internationaux, les déclarations du mouvement islamiste introduisent un nouvel élément dans un débat dominé jusqu’ici par des considérations sécuritaires et humanitaires.
Reste à savoir dans quelle mesure cette disponibilité affichée pourra se traduire concrètement, tant les conditions politiques, logistiques et sécuritaires demeurent fragiles.
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