Gaza : le Maroc débloque 3 millions de dollars pour la reconstruction
Le Maroc figure parmi les rares pays ayant concrètement participé au financement du Conseil de paix, une structure créée sous l'impulsion de l'ancien président américain Donald Trump afin de superviser les efforts de reconstruction de la bande de Gaza après le conflit.
Selon des informations relayées par le quotidien économique britannique Financial Times, le Royaume a versé une contribution de 3 millions de dollars à cette organisation internationale. Cette somme place le Maroc parmi les principaux contributeurs effectifs, aux côtés des Emirats arabes unis et des Etats-Unis.
D'après la même source, les Emirats arabes unis auraient déjà débloqué près de 20 millions de dollars destinés au fonctionnement du bureau chargé de préparer l'administration de Gaza dans la période post-conflit. Ces ressources servent notamment à financer les activités d'un comité technocratique palestinien appelé à gérer certains aspects de la gouvernance du territoire.
Des engagements financiers encore loin des promesses annoncées
Malgré les annonces faites par plusieurs pays, les montants effectivement versés restent largement inférieurs aux engagements pris. Alors que les promesses de financement atteindraient environ 17 milliards de dollars, les sommes réellement débloquées demeurent très limitées.
Outre le Maroc, les Emirats arabes unis et les Etats-Unis, plusieurs Etats ont manifesté leur intention de soutenir le Conseil de paix, notamment l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et l'Ouzbékistan. Toutefois, une grande partie de ces engagements n'a pas encore été concrétisée.
Dans un rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies, l'organisation a récemment exhorté les pays donateurs à accélérer le versement des fonds promis afin d'éviter un ralentissement du processus de reconstruction.
Un chantier colossal pour la reconstruction de Gaza
Les besoins financiers demeurent considérables. Les dégâts causés par la guerre ont touché une grande partie des infrastructures civiles, des habitations et des équipements publics du territoire palestinien.
Les responsables du Conseil de paix estiment que des dizaines de millions de tonnes de débris devront être évacuées avant le lancement des principaux projets de reconstruction. Sans ressources financières suffisantes, plusieurs programmes risquent de rester à l'état de projet.
Par ailleurs, les Emirats arabes unis auraient également prévu un financement supplémentaire destiné à la mise en place d'une nouvelle force de sécurité locale. Cependant, ce programme n'aurait pas encore été activé et les fonds concernés demeurent en attente de déblocage.
Des interrogations persistantes sur la gouvernance du projet
Si le Conseil de paix bénéficie d'une reconnaissance institutionnelle internationale, plusieurs pays continuent d'exprimer des réserves quant à son fonctionnement. Certaines capitales européennes et asiatiques privilégient encore les mécanismes traditionnels de l'ONU pour acheminer leur aide à Gaza.
Les préoccupations concernent principalement la transparence des procédures, les mécanismes de contrôle des fonds et les garanties de bonne gouvernance. Ces interrogations expliquent en partie la prudence observée par plusieurs bailleurs de fonds.
Dans ce contexte, la participation financière du Maroc illustre sa volonté de contribuer aux initiatives internationales visant à soutenir la reconstruction de Gaza, tout en renforçant son engagement diplomatique en faveur de la stabilité et du développement dans la région.
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