Google face à une nouvelle action en justice pour l’entraînement de Gemini avec des livres protégés
La bataille judiciaire autour de l'intelligence artificielle générative franchit une nouvelle étape. Plusieurs grandes maisons d'édition et un auteur américain de renom ont engagé une procédure contre Google, estimant que le géant technologique aurait exploité des ouvrages protégés par le droit d'auteur pour développer son modèle d'intelligence artificielle Gemini, sans avoir obtenu les autorisations nécessaires.
La plainte a été déposée devant un tribunal fédéral de New York par Hachette Book Group, Cengage Learning, Elsevier, l'écrivain Scott Turow ainsi que sa société d'édition S.C.R.I.B.E. Les plaignants reprochent à Google d'avoir utilisé massivement des œuvres issues de sa bibliothèque numérique Google Books et d'autres services destinés à des usages spécifiques, avant de les intégrer au processus d'entraînement de son intelligence artificielle.
Selon les requérants, cette pratique dépasse largement le cadre initial dans lequel ces ouvrages avaient été mis à disposition. Ils estiment que des millions de livres auraient été reproduits afin d'alimenter les capacités de Gemini, sans compensation ni consentement des titulaires des droits.
Au-delà de l'utilisation des contenus, les éditeurs dénoncent également les performances du modèle de Google, qu'ils considèrent comme une menace directe pour les créateurs. Ils soutiennent que Gemini serait capable de produire des textes reproduisant les caractéristiques stylistiques et les choix créatifs propres à certains auteurs, brouillant ainsi la frontière entre création humaine et génération automatisée.
Les plaignants demandent à la justice d'ordonner l'arrêt de ces pratiques et réclament des dommages et intérêts, dont le montant n'a pas été rendu public. Cette procédure pourrait contribuer à préciser les limites juridiques de l'utilisation d'œuvres protégées dans le développement des modèles d'intelligence artificielle.
Cette nouvelle affaire s'inscrit dans un contentieux de plus en plus vaste opposant les industries culturelles aux entreprises spécialisées dans l'IA générative. Depuis plusieurs mois, auteurs, médias, artistes et éditeurs multiplient les recours pour contester l'exploitation de leurs contenus dans les bases d'entraînement des grands modèles de langage.
Les mêmes groupes d'édition avaient déjà engagé une action judiciaire contre Meta quelques mois auparavant, avançant des griefs similaires concernant l'utilisation présumée de livres protégés pour développer des systèmes d'intelligence artificielle.
Alors que les technologies d'IA progressent rapidement et se généralisent dans les secteurs de l'édition, de la recherche et de la création de contenus, cette nouvelle procédure pourrait devenir un dossier de référence dans la définition des futures règles encadrant les relations entre innovation technologique, propriété intellectuelle et création littéraire.
-
23:30
-
23:03
-
22:44
-
22:30
-
22:02
-
21:44
-
21:31
-
21:00
-
20:44
-
20:31
-
20:02
-
19:40
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:31
-
18:08
-
17:44
-
17:31
-
17:00
-
16:45
-
16:31
-
16:09
-
16:00
-
15:42
-
15:40
-
15:31
-
15:30
-
15:25
-
15:12
-
15:05
-
15:01
-
14:44
-
14:34
-
14:31
-
14:06
-
14:04
-
13:46
-
13:44
-
13:31
-
13:09
-
13:03
-
13:02
-
13:01
-
12:57
-
12:52
-
12:45
-
12:42
-
12:38
-
12:31
-
12:27
-
12:00
-
11:55
-
11:40
-
11:30
-
11:00
-
10:59
-
10:40
-
10:33
-
10:31
-
10:26
-
10:03
-
09:40
-
09:35
-
09:30
-
09:28
-
09:26
-
09:02
-
09:00
-
08:59
-
08:59
-
08:52
-
08:51
-
23:50